jeudi 21 décembre 2017

Monsieur Strass, inventeur des Strass les fameux verres au plomb

Bonsoir, 
Merci pour votre réponse pour les porcelaines )
Pour le fun voici une petite merveille, ma grande broche (austro hongroise à mon avis) .....Je vous l'envoie par sms car je n'ai pas la photo sur l'ordi hélas.
Et ci jointe en photos ma nouvelle broche (4cm de diamètre environ) qui doit être du 18ème siècle voir fin 17ème avec des pierres blanches que je dois déterminer sur un support en métal légèrement cuivré (or bas titre ? ou bronze cuivré ?)...L'aiguille et son support sont en OR 18K...
Je dois trouver l'origine de cette broche )Bonne soirée, à très bientôt  Béatrice




"Béatrice" est d'Aix en provence, elle me pose cette question et bien que ce soit toujours difficile de répondre sans voir le bijou, je lui ai posé des questions précises sur l'aspect.
D abord la couleur il y a des reflets verts, mais à l' entendre , j'en déduis que ce ne sont pas des chrysobéryls.

Ce serait plutôt des "Strass", cela peut en surprendre plus d'un, mais  .....

 J'ai écrit dans "Bijoux et pierres précieuses" 3 articles dont à la fin de l un d'eux l histoire de cet homme: https://richardjeanjacques.blogspot.fr/2014/11/quelques-noms-de-bijoutiers-joailliers_16.html



Ce bijou est d une bonne facture, je pense fin XVIII eme , les pierres ont de l'éclat et sont taillées et ajustées au plus serré, du quartz? ou probablement du Strass, fabriqué par Georges Frédéric Strass

Ce joaillier, né à Wolfisheim le 29 mai 1700(ou 1701) et décédé le 22 décembre 1773. Georges-Frédéric Strass, chimiste célèbre, né à Strasbourg en 1700, fut d'abord compagnon chez la veuve Prévost, puis reçu maître orfèvre-joaillier privilégié du Roi, il donna son nom à la composition qu'il inventa.
Strass est cité continuellement dans les mémoires du temps et dans le Mercure; il se retira des affaires en 1752, laissant sa.charge de joaillier du-Roi à son gendre, Georges-Michel Bapst; il mourut en 1770!!!!, laissant une grande fortune. Il faisait un commerce considérable de diamants et de pièces de joaillerie. Au moment de sa mort, il ne s'occupait plus de chimie depuis longtemps.
(Germain Bapst, Inventaire de Marie-Josèphe de Saxe, Dauphine de France.Paris, Lahure, 1883.)

Le strass est un cristal (verre constitué d'au moins 24 % d'oxyde de plomb) avec un fort pourcentage d'oxyde de plomb pouvant dépasser 50 % ce qui lui donne un très haut indice de réfraction.
C'est grâce à cet oxyde qu'il y a différents reflets et une bonne brillance. Il en est de même pour les verres en "Cristal" plus il y a d'oxyde de plomb et plus le verre aura d'éclat.
Stras(s) augmente fortement la teneur en plomb, ajoutant également du bismuth et probablement de thallium , augmentant à plus de 50% de la proportion de métal. Le cristal résultant de ces opérations est plus dur que le verre, se taille précisément et possède d’excellentes qualités de réfraction de la lumière. Indice de réfraction : 1,44-1,77
• Dureté : 5.5 à 7
• Dispersion : 0,01.
• Densité : 2-4,5
• Formule chimique brute : PbO
. Indice moyen de dureté du verre est de 5,5

Strass en travaille la couleur par adjonction de sels métalliques, l’éclat en insérant dans la culasse une feuille de métal, d’argent ou de couleur. Ce dernier procédé se faisait couramment d’ailleurs pour les pierres précieuses de faible éclat. Les pierres de Strass sont alors, pour ses contemporains, si semblables, d’apparence, aux pierres précieuses, qu’elles reçoivent l’appellation « simili », ou plus couramment « pierres du Rhin », en raison de leur provenance alsacienne. Ce n’est qu’en 1746 que l’on commence à désigner ces fausses pierres du nom de leur inventeur, le strass. Dès 1730, Georges Strass crée son propre atelier.
Tres vite en 1734, il devint Joaillier du Roi, tous les joailliers de Paris l'imitent, "le luxe à pas cher"

Stéphanie-Félicité du Crest, comtesse de Genlis, marquise de Sillery, note avec nostalgie à ce sujet :
"Le luxe, sous le règne suivant, prit un caractère imposteur et extravagant qui parut être à la portée de tout le monde, qui confondit tout les états, qui ne laissa rien de durable et qui, par le caprice de son inconstance, ruina toutes les familles" *
Mais elle dit aussi!
« L'esprit social du temps où j'ai vécu dans le monde n'était nullement de confondre dans la société les rangs et les personnes, mais de ne faire ces distinctions que par des nuances délicates et des moyens ingénieux, qui, par conséquent, n'eussent rien de tranchant et de choquant pour qui que ce fût. »
Deux phrases a méditer de nos jours!





Ce bijou était il ainsi à l'origine? car le système épingle et crochet de fermeture est fixé sur une plaque en or d'après Beatrice qui a vérifié (750-1000°) mais il est soudé à l étain, donc soudure à l étain pour éviter la chaleur , pourquoi pas ajouté une fois les pierres serties! voir un autre de mes articles:




Il y eut de nombreuses fabrication avec du Strass, par exemple cette boucle de ceinture en forme de fer à cheval serti de strass, poinçon d'orfèvre peu lisible, probablement ER, une main, Paris, fin XIX eme en argent




XVIII eme siècle argent et Strass vente de la maison Ader en 2016





Même les Francs Maçons: Bijou de Maître en argent serti de strass avec le «G» au centre. Début du XIXe siècle. (6 cm.). vente Ader.



Et puis  il faut toujours se méfier regardez ce bijou de Suzanne Belperron  revendu par la Maison Aguttes .
Grand clip « Chinois » en platine et or gris (doré) 18k à décor d'enroulements rehaussés de strass et de diamants. Poinçon de maître Gröene and Darde. Haut.: 6.5cm env - Poids brut: 21.9gr Collection particulière. Acquis en mars 1950 chez Herz - Belperron et conservé dans la famille depuis. Accompagné d'un certificat de Monsieur Olivier Baroin précisant que ce clip était en or gris serti de diamants. Modifications postérieures.

Or gris doré??  modification postérieures??  rien n'a échappé a l 'expert des oeuvres de Suzanne Belperron, Olivier Baroin, Galerie de la Madeleine, 9 place de la Madeleine à Paris.
Il a répondu a ma question avec la gentillesse qui le caractérise:

Bonjour Jean Jacques ,

Cette broche est née en or blanc platine et diamants… Puis au fil des successions quelqu'un a fait dessertir les pierres , a fait dorer la monture et coller des strass dessus pour boucher les trous, le fait est que les tout petits diamants qui étaient à la pointe du bijou avaient été laissés dessus car ils ne présentaient aucun intérêt .
Aussi, quand elle est passée en vente, il s’agissait d’une broche en or blanc plaqué or jaune strass et diamants mais Madame Belperron se serait sans doutes retournée dans sa tombe si elle avait vu cela
Bien amicalement .
En matière de bijoux, tout peut arriver!!!!

*: la phrase complète de la Comtesse:

«Le luxe avait de la grandeur, parce qu’il était aussi peu frivole qu’il peut l’être et que, n’ayant rien de faux, les fortunes médiocres n’y pouvaient atteindre; alors il était une distinction. Les femmes, en achetant de belles pierreries, se promettaient de les laisser à leurs filles, cette idée ennoblissait et justifiait, en quelque sorte, ces grandes dépenses; c‘était un fonds, une espèce de trésor domestique qui restait dans les familles et qui comptait dans les mariages. Le luxe, sous le règne suivant, prit un caractère imposteur et extravagant qui parut être à la portée de tout le monde, qui confondit tout les états, qui ne laissa rien de durable et qui, par le caprice de son inconstance, ruina toutes les familles.»


Un question?  richard.jeanjacques@gmail.com
un commentaire? ci-dessous


dimanche 17 décembre 2017

Photographies de Diamants par des hommes de talent.


Cher Monsieur, vous aviez mis sur Facebook des photos magnifiques de bijoux de Sacha, je ne les retrouve pas pourriez vous m'indiquer comment faire, j ai trouvé votre adresse mail par votre site internet, merci d'avance . Claire Foncini

Sacha

Madame, le mieux c'est que je les publie en ajoutant quelques photos, pour vous satisfaire celle, ci- dessus est de "Sacha" dont je ne connais pas le nom de famille et il y a plusieurs photographes appelés "Sacha" j ai une petite idée à cause du style, mais si vous pouvez me le préciser! ......

 Smith

Ces photos avaient  été faites en 1982 et exposées  de Février à Mars 1983 117 rue saint Martin à Paris, avec la participation du centre d information du diamant dont la directrice était Nicole Tixier.


Smith.

Neuf photographes avaient été sollicités pour réaliser des images originales sur le thème du diamant au sein de la communication publicitaire et de la presse.
Ces 9 photographes sont tous tombés d accord sur la difficulté que de photographier du diamant est extrêmement difficile, surtout qu'a cette époque il n y avait pas photoshop qui n'a été lancé qu'en 1990!


Watson

Personnellement , j aime beaucoup... et G. Bauret le rédacteur de la magnifique revue Zoom avait écrit qu'ils "se sont appliques ici à bouleverser en quelque sorte les traditions, à déranger les habitudes sociales représentant le bijou dans des situations tout a fait inhabituelles, inimaginables, jouant avec ses symboles et la plasticité de l objet, inventant des scénarios originaux."


Smith


Daniel Furon

Cette photo est comme inspirée du film "La guerre des étoiles" sorti en 1977 jusqu'en 1983
Daniel Furon est né à Paris , a étudié a l'ESAG et est desormais installé a San Francisco


Uwe Ommer

Uwe Ommer est né en Allemagne, en 1943, c' est un photographe de mode et de publicité. Il vit en France depuis 1964. ses sujets sont la beauté féminine et la famille



Encore une photo de Sacha pour Harry Winston


Diamants Harry Winston


Diamants Boucheron

Peter Knapp

Peter Knapp, né le en 1931 en Suisse, il est photographe, graphiste, peintre, cinéaste et vidéaste


Diamants Gerard

De 1974 à 1978 Peter Knapp a été à la tête du magazine Elle

Diamants Gérard Joailliers

Peter Knapp travaille pour de nombreux magazines et revues, parmi lesquels Stern, Sunday Times, Vogue, Fortune, Histoire, La Recherche.


Diamants Harry Winston

Une merveille de Paolo Roversi (né en 1947 à Ravenne  en Italie) est un photographe de mode et portraitiste italien vivant à Paris.



Paolo Roversi pour Van Cleef et Arpels


Paolo Roversi pour Harry Winston

Diamants Van Cleef et Arpels

La passion de la photographie s'empare d'Uwe Ommer dès qu’il reçoit, à l’âge de 16 ans, son premier appareil photo. Tout de suite fasciné par ce mode d’expression, il abandonne vite son souhait initial de devenir garde-forestier et se lance en autodidacte dans la photographie, tout en suivant des études commerciales de nature à rassurer ses parents. En 1962, à 19 ans, il remporte le premier prix de la jeune photographie allemande à Cologne.


Diamants Boucheron

Uwe Ommer devient photographe pour le grand chausseur de l’époque,Charles Jourdan Cette collaboration durera 15 ans.
C’est à cette même période qu’il découvre la beauté des femmes noires qu’il photographiera durant de nombreuses années. Il parvient, non sans mal, à imposer un mannequin noir en couverture du catalogue de Charles Jourdan et des magazines Photo et Zoom et on découvre également la superbe plastique de ses nus africains dans Lui ou Esquire. (Wikipédia)
.
Van Cleef et Arpels

Uwe Ommer publie ses premiers ouvrages : en 1986, Black Ladies rassemble ses plus beaux clichés de femmes noires et sera publié dans de nombreux pays.
Cette décennie sera celle de la publicité, durant laquelle il illustrera les campagnes de nombreuses marques sans a cette époque de traitement numérique.


Diamants Harry Winston

Photo de Daniel Jouanneau 

La photographie peut-elle rendre un produit mythique?
En soins comme en parfum, la photo ne fait pas le mythe, elle se met à son service. Photographier une nature morte comme un vernis à ongles ou une crème de jour implique d'abord un respect de l'objet. Je suis toujours modeste face à lui. Je place souvent mon appareil plus bas que l'objet, pour le mettre en vedette, le magnifier.
(déclaration de Daniel Jouanneau au journal l'express)



Diamants Van Cleef et Arpels par Daniel Jouanneau


Il y avait d'autres photographes, et malheureusement j'ai perdu en déménageant mes revues "Zoom"
c'était le N° 92 (photo ci-dessus) et sur internet vous pouvez toujours trouver la revue pour environ 15€

Un commentaire? ci après, et par mail à richard.jeanjacques@gmail.com


samedi 9 décembre 2017

Van Cleef présent à la vente des joyaux de la couronne en 1887

Monsieur
Monsieur, je me suis aperçu que vous avez supprimé une partie de l article qui concernait un passage du livre de Vincent Meylan, je voulais acheter son livre mais comment vais-je retrouver le passage ? Y a t il une raison ou pression pour supprimer ce passage?
Merci de me répondre



Collection de Napoléon III des copies 
des diamants de la couronne


J ai en effet supprimé un passage de mon article sur les joyaux de la Couronne car je n'étais pas sûr de ce que j'écrivais,  j'avais extrait  du livre de Vincent Meylan intitulé "Les Archives Secrètes de Boucheron" aux éditions Télémaque,  une phrase, mais je voulais être sur de ce que j avançais.

Mr Emile Vanderheym est apparenté a Alfred Van Cleef, en revanche juste pour taquiner Vincent Meylan, qui dans son livre sur Boucheron relate tous les grands noms de la Joaillerie qui sont venus assister à cette vente, il ajoute "Et même un petit nouveau, d'origine Hollandaise, qui se nommait Van Cleef"
Alfred Van Cleef est né en 1872 ce qui lui aurait fait 15 ans!!!!!
D'origine Hollandaise? il est né a Paris, j insiste car c'est moi qui ai découvert que son père était né à Gand en Belgique en 1835 et mort dans une chambre d'hôtel à Nice en 1883.
Salomon Van Cleef avait été marié avec Pauline Cerf à Bruxelles, il avait eu 3 enfants qu'il laissa à Bruxelles , l un d'eux, Isidore fut adopté à 22 ans par son Oncle maternel Henri Cerf Opticien, Isidore Van Cleef-Cerf devint Opticien du Roi des Belges


Ceci est le passage retiré.

J'ai cherché et j ai trouvé dans un livre de 1889
(l) Nous croyons qu'il est intéressant de donner les noms de toutes les personnes (joailliers ou amateurs) qui se sont rendues adjudicataires des diamants de la Couronne. Ce sont, France:
MM.Boucheron, Bapst et fils, Rouvenat et Despre's, Vever, Aucoc, Hamelin, Haas jeune, Fillard et Pelletier, Taub, Émile Schlesinger, Pam, Eeulte, Séligman, Alphonse et Louis Ochs, Guillemin, Lowenstein frères, Bourdier, Chantaud, Morel,Léon Préville,Arthur Bloche,ÉmileRobert, Van Cleef, Chaland, Boin-Taburet, Lépée-Esmelin, Peczenick, Noury, Grub, Michel Ephrusi, AlexandreLazard, Bain, Liendebaum, Lévifrères, de Paris, Mmes Asselin, comtesse de Bari, princesse de Bourbon, Pilvois, MM.Bécoulet, de Dijon, Doutrelon, de Lille, Grognier,Arnaud, Beaumont,Laurent, de Lyon, Souchet, d'Angouléme, Maingourd, au Mans;
Étranger MM.TiffanyetCo,Ph.Moger,Rendel, Seligman, Picard, de New-York,Garrard, Leverson, Pam brolhers, de Londres, baron de Horn, Calcutta, Rossel, de Genève, Biederman, de Vienne, Bachruch, de Pesth, d'Allemagne, Friedlandler, Friedeman, J. Krauss, Jacoby.

Est de ce ce livre;  
Notice historique sur les joyaux de la couronne et objets des sacres exposés au musée national du Louvre, galerie d'Apollon , par Emile Vanderheym, que Vincent Meylan a tiré cette information?

Cela paraissait impossible, car Salomon Van Cleef le père d'Alfred , le fondateur de la Joaillerie était décédé à Nice en 1883, alors que la vente avait eu lieu en fin 1887. 
Quant à Alfred...., il n'avait que 15 ans, était apprenti chez David et Grosgogeat. Alors adjudicataire de diamants de la Couronne?, ce ne pouvait être cette branche Van Cleef. 



Après de nombreux essais de recherches infructueux, je  pensais à l almanach Didot Bottin et je trouvais en 1882 un Van Cleef courtier en Diamants au 16 rue Drouot.


A nouveau en 1883, mais 34 rue Drouot, là ou habitaient les Arpels


Pareil en 1884, mais si c'est Salomon (mort en 1883) le Bottin n'avait peut-être pas rectifié a temps!


Pour me troubler encore un peu plus, en 1888,  un courtier au 34 rue Drouot, et la Veuve Van Cleef Mayer  bijoutière rue Oberkampf, mais je me souviens qu'un Arpels habitait rue Oberkampf.



En 1891 un Van Cleef, courtier en diamant rue le Pelletier , avec la première lettre de son prénom (E)
J 'eu beau réviser tous mes Van Cleef, aucun n'avait un prénom commençant par un "E".




En 1897 un Van Cleef Bijoutier en or, Rue de Bellefond au 35 , pas de doute c'est Alfred, il avait fondé une société avec son beau père Salomon Arpels en 1895, après son mariage en 1896 avec Esther Van Cleef née Arpels, il s'était installé rue de Bellefond, mais l autre???? Celui de la rue Le Pelletier

Je décidais de faire appel a un ami, Stéphane , excellent généalogiste qui finit par trouver;

Bonjour‌,

Dans archives de Paris, 9e, on trouve le mariage,le 12 mars 1883, d'Emmanuel van Cleeff(2 "f") avec Teresa Raffaele. Emmanuel né à Londres le 6 mai 1850, fils de Jacob van Cleeff(décédé) et de Jacoba van Cleeff. Il est indiqué qu'il est courtier en diamants. Deux fils sont nés de cette union : Gaston Jacques le 11 décembre 1883 et Léonard Rosario le 25 septembre(9e).Au moment du mariage Emmanuel est domicilié au 16 rue drouot

Cordialement,
Stéphane
Je découvris après, une autre généalogiste avec qui je rentrais en contact


Elle n avait pas signalé les 2 (F) car elle rapprochait ce "Van Cleeff" de la famille des joailliers.

Avec le travail de Stéphane on comprend mieux, c'est cet Emmanuel Van Cleeff qui avait acheté (pour revendre) une ou plusieurs pierres de ce trésor de la Couronne.
En lisant l acte de Mariage on voit de qui il descend, et ces Van Cleeff, Jacob et Jacoba, n ont pas de rapport avec les Van Cleef et Arpels.....mais, pour compléter ce travail je cherchais les fils , patatras!!!


En 1883 le 11 décembre  naît, Gaston Jacques Van Cleeff  et l employé municipal de l'état civil note Fils de Dominique Van Cleeff  agé de trente trois ans mais la signature de l acte au bas, est celle de Emmanuel Van Cleeff, il est déclaré "commissionnaire en Marchandises" et sa femme , mère de Gaston est bien Teresa, Fortunata, Carolina, Raffaele 19 ans, sans profession et ils sont domiciliés au 34 rue Drouot, autrement dit, le même immeuble que Salomon Arpels!!!
On peut échafauder plusieurs hypothèses mais dans cette histoire si compliquée, je ne m y risquerais pas.



Le deuxième fils  est né en 1889, il se nomme Edouard, Rosario, Désiré, Van Cleeff, il est aussi fils de Emmanuel Van Cleeff et sa maman est Térésa Raffaele ils habitent toujours au 34 rue Drouot remarquez que Emmanuel signe "E.Van Cleef" , mais j observe que Gaston est décédé le 26/12/1961 a Nice et que son jeune frère est décédé le 6 avril 1961 à Nice.
A quel moment sont ils partis à Nice? 



Serait ce en 1894, après la séparation de biens des parents, au moment de la séparation il est bien noté Courtier en Diamants  42 rue Le Peletier à Paris?
En 1905 Gaston se marie dans le 16 eme à Paris avec Delphine Bossa, mais en 1923 il se marie à nouveau mais à Cagnes avec Juliette Louise Estelle Police.




Edouard Van Cleef  va devenir célèbre pour la qualité de sa musique (journal le Gaulois de 1919) mais de nombreux articles lui sont consacrés




Pendant ce temps la même année "l'Univers Israelite" nous apprend que la Veuve de salomon Arpels le premier associé de Alfred Van Cleef habite toujours au 34 rue Drouot.



En 1923 gros succes de Edouard Van Cleef avec l opera "Pancho"


Parallellement son frère Gaston réussit dans le Journalisme


Ici dans le Journal "La Mode"un article de Gaston Van Cleef sur le Championat de France des Echecs


Edouard est membre de l automobile club de Nice en 1939

Il reste des zones d ombres, peut être cet article permettra de les résoudre, 
Emmanuel est né a Londres, sa mère Jacoba Van Cleeff est en 1883 déclarée Veuve et domiciliée à Vienne en Autriche, . Emmanuel est sujet Anglais, se marie sans autorisation de ses parents(autorisation des parents necessaire à l'époque) mais il est dispensé en raison de son âge. La femme d'Emmanuel, Teresa Raffaele est né à Naples le 15-3-1864 et en 1883 , lors de son mariage ,elle est déclarée demeurer chez ses parents au 17 rue Drouot. Autre question...est ce Edouard Van Cleeff qui était réfugié pendant la guerre 39-45 à Embrun?
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