mercredi 12 août 2026

Van Cleef & Arpels appelèrent la "Minaudière" parce qu'elle favorisait les gestes de la coquetterie.

 Jeudi 25 juillet 2013


J'ai retrouvé cet article de 1935 dans le journal "Vogue" et je pense que cette définition de la "Minaudière" est la bonne , et non celle de Jacques Arpels qui disait qu'on l avait appelée ainsi parce qu'Estelle faisait tout le temps des minauderies
Déjà ce surnom d'Estelle n'a jamais été employé par elle,mais je ne vois pas Esther Van Cleef qui en 1914 était dans des hôpitaux, entrain de soigner des blessés ou des gazés dans un état si grave, entrain de passer son temps à "Minauder" 
Lire ou relire : 

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regardez bien la Minaudiere qui est sur les genoux de Mme Stiff-Giorgini

Je reproduis donc ci-dessous fidèlement l article de Vogue, les photos en noir et blanc sont d'époque.

"Van Cleef et Arpels ont lancé, voici un an, au lieu de l'éternel sac du soir, une boîte 
métallique, nette, nue, sans poignée.
 A cause de la matière, des pierres un travail, c'est un bijou précieux aussi .

Minaudière VCA 1935


Tout le monde l'admira, mais les femmes qui maintenant en apprécient toute l'élégance, 

refusaient d'abord de croire qu'il pouvait tenir dans ce volume restreint tout ce qu'elles ont 
besoin d'emmener avec elles. 
Elles craignaient d'être soumises à une uniforme standardisation. Or, chacune a ses 
habitudes faut- il dire  les manies? et des babioles personnelles dont elle ne peut se passer. Elles se sont aperçues qu'une quantité incroyable d'accessoires tient dans une place 
calculée à l'avance, et que de plus elles peuvent obtenir toutes les modifications qui leur 
conviennent.L'intérieur du couvercle sert de miroir. Un compartiment enferme le nécessaire de beauté, 
poudrier et rouge.Cette boîte à poudre peut s'enlever et se glisser dans un autre sac pour le
 jour. Un autre compartiment contient les cigarettes favorites, le briquet n'est pas oublié ; il 
est long et étroit ; il répète le même thème de décoration que les autres objets qui sont guillochés ou émaillés, selon les cas. 

Minaudiere de Van Cleef et Arpels de 1935

Le porte monnaie , traité de même, il  occupe un  autre compartiment. 
On trouve aussi peigne, crayon, carnet, montre, fiole de parfum ou tout autre objet que la 
femme fait placer selon ses goûts, tout comme elle fait graver son chiffre. 




NDLR: Si vous avez bien regardé la première page ou se trouve madame Schiff-Giorgini, vous reconnaissez cette Minaudière fabriquée par VCA en 1935, elle est en or, laque noire, platine, diamants tailles brillant et roses, étui en satin

Quatre Parisiennes ici ont choisi quatre réalisations différentes de la "boîte à vanités" (pour 

traduire l'expression vanity case)  Madame Schiff Giorgini, dans une large robe de Piguet en plumetis blanc et faille verte,
 paraît d'autant plus menue qu'elle manie sa Minaudière. 
C'est un chef  d'œuvre de Van Cleef et Arpels, en émail, laque noire et or, orné d'un motif
 de diamants. 
Une amusante petite montre est dissimulée dans l'épaisseur, on peut la tirer pour consulter
 l'heure. A l'intérieur, d'émail noir et d'or également, se logent les accessoires. 




Vanity case de Herz , le mari de Suzanne Belperron 
en bois de sental 1935

Mrs. Reginald Fellowes a choisi chez Herz un vanity-case en bois de santal précieux et 
odorant, souligné d'or et incrusté de pierres, ce qui est une combinaison de matières 
inattendue, très orientale, digne des Mille et une Nuits. Mais la précision et la pureté des 
lignes sont fort occidentales. L'intérieur est en or. Pour accompagner sa robe d'inspiration 
hindoue - sari de Schiaparelli imprimé de larges fleurs - elle joue d'un éventail de santal tout uni, d'Alex. 
Habillée par Patou d'une cape de plumes bleu violet sur une robe de même ton, 
la Comtesse Guy de Sabriac se mire dans son nécessaire. C'est une boîte très longue de
 proportion ,qu'Ostertag a faite en argent guilloché. 
Sur le dessus, encadrées de saphir et sur fond or, ses armes. Le fermoir est orné également d'or et de saphirs. L'intérieur est tout en argent.

Le vanity-case de la Marquise de Brissac
est en émail noir, fermoir d'or. 




Vanity Case Dupont

Deux ornementations  identifications personnelles sur le dessus : d'abord ses armes, puis traversant le champ noir du couvercle, son nom, 
"Jeannette", en signature d'or.
L'intérieur de cette création de S. T. Dupont est en or tout gravé de petits dessins réguliers

 comme des chevrons de tweed, travail qui rend la surface plus précieuse en même temps
 que plus agréable au toucher.

Reste une question : comment tenir cette boîte ? C'est une nouvelle habitude à prendre. On

 la tient comme un livre, comme un missel, dont elle a un peu le format. On la serre à pleine main.
 On peut la brandir, ou la manier, jouer avec elle, l'ouvrir.
On peut la poser sur une table, sur le rebord d'une loge, car elle est digne d'être admirée.
 
Mais on ne peut la traiter avec indifférence. On ne peut la suspendre négligemment au 
poignet et l'oublier comme un sac habituel, ni la glisser sous le bras comme un portefeuille de ministre, ni l'accrocher à la ceinture comme une aumônière.
Non, elle est toujours présente. 



Un sac prolonge la femme, il la retient, l'équilibre, il modifie sa silhouette. Il crée tout un 

répertoire de gestes et d'attitudes qui peut changer jusqu'au caractère, jusqu'à l'état d'âme.
 Ce n'est  pas la même personne, assurément, qui serre contre elle un petit cartable digne 
d'un écolier, ou cette dame très "Maë West " qui balance avec nonchalance une longue 
sabretache.
Les boîtes précieuses nous donnent donc une nouvelle contenance le soir. La femme aux mains délicates, encombrée de ce colifichet, adopte une attitude fragile, dépendante ; elle
joue à celle qui va plier sous le faix, que la vie accable ; elle réclame la protection de

l'homme. En même temps - ce qui est l'essence même de la coquetterie - elle se sent forte, puisqu'elle a tout ce dont elle a besoin sous la main. Dans un monde sans sécurité, elle est armée de toutes les munitions de la beauté.

Grâce à la "Minaudière", l'élégante minaude.
 Le geste de se repoudrer en public prend une grande importance. Elle n'a plus à lutter avec une furtive houppette et un minuscule poudrier; elle profite d'un long miroir commode et de 
tout l'attirail de sa "boîte à vanités". On ne peut la nommer coffret de Pandore, cette boîte, 
parce que celui-ci renfermait des maux et l'espérance, alors que celle-là contient des
 remèdes  et la certitude. Elle offre l'indispensable poste de secours de la beauté pour les 
premiers soins. 

C'est une boîte d'autant plus riche par sa matière qu'elle est simple de ligne. Elle est nette 
comme les récipients métalliques que le chirurgien passe à l'autoclave. 
Sa précision moderne  pourrait la faire croire  tournée par la machine comme une pièce 
pour avion. En réalité elle sort des mains des  artisans, les plus habiles qui soient
 (les joailliers parisiens), qui savent  l'enrichir d'un travail sobre mais somptueux, 
en guillochant ou laquant la surface ou en l'incrustant de pierres précieuses. 

L'intérieur est aussi admirable : même une boîte de bois se révèle doublée d'or, Mais sa 

grande beauté vient sans doute de la perfection de l'agencement. Dans un volume réduit,
se présente comme un puzzle, sans perte de place, un compartimentage précis où, selon la définition classique de l'Ordre (avec un grand 0), il y a une place pour chaque chose et
chaque chose à sa place. 

1925

Le plaisir enfantin que prennent les grandes personnes à résoudre des casses- tête 
chinois qui, une fois finis, sont des modèles de construction compacte, est certainement 
ressenti ici à jouer avec des éléments qui s'agencent, s'emboîtent et, au rebours du casse-tête, sont parfaits de simplicité.
Pour des raisons semblables, nous qui aimons les nécessaires de voyage, comprimés 

d'aventure, les malles armoires avec leurs tiroirs spécialisés, leurs tirettes, leurs surprises,
 et aussi les cabines de yacht, merveilles de confort concentré, et encore le service de
 campagne de Napoléon, nous ne pouvons qu'admirer ce cabinet de toilette portatif."

Vogue France, de juin 1935


Je complète pour répondre a une question posée dans les commentaires ci-dessous.


Délia Clauzel
La ravissante Delia Clauzel est née le 15 mai 1909 à Paris, son père Bertrand Clauzel etait ministre plénipotentiaire de France à Vienne en 1928, en 1932 aussi, sous Edouard Herriot,




Lors de cette soirée, Délia Clauzel était devenue entre-temps Madame Schiff Giorgini, elle s'était mariée le 12-3-1928 à Paris. Cet homme très riche fut aussi d'une grande importance dans la vie politique italienne avant la guerre et les familles Schiff et Giorgini sont très intéressantes pour leur passé.
Délia Clauzel était juive, je sais juste d'elle qu'elle avait habité au 1 rue de Buenos Aires à Paris jusqu'en 1931 et ensuite au 62 rue de la Tour à Paris jusqu'en 1939, elle aimait la vie parisienne et sortait beaucoup, elle divorça le 11 février 1937.


Vog                                               une étole de vison blanc et col en renard argenté

Il semble qu'elle ait eu deux enfants, l'un d'eux né en 1931. Elle quitta Paris pour échapper aux Nazis et descendit avec ses enfants dans le Midi, dans le village de Garéoult, où elle est restée jusqu'en 1945.
Elle est décédée le 9 nov. 1997 à Genève.

N'oubliez pas de faire ci-dessous des commentaires et de revenir si le sujet vous intéresse, car celui ci évoluera

mardi 11 août 2026

Le Colonel René Marty et les Arpels: Marty n'était pas comptable chez les Van Cleef avant 1940

 

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Sur ce cliché de France Soir , le petit homme rond qui tient son chapeau dans la main gauche , c'est le Colonel de Réserve René Marty, au centre droit, René Bousquet secrétaire général de la police de Vichy faisant office de Ministre de l'intérieur, et à droite Pierre Laval, chef du gouvernement de Vichy nommé par le Maréchal Pétain.
Le Colonel Marty est un mystère  que j'ai essayé de traiter au début de mes recherches sur les Van Cleef et les Arpels.
 Etait il vraiment comptable chez Van Cleef & Arpels avant guerre?


Peu de textes existent sur lui, son dossier aux archives nationales a été "nettoyé" il avait comme son cousin Bousquet, gardé beaucoup d'amis du régime de Vichy après 1945.

Deux livres parlent de lui à plusieurs reprises, le premier livre est celui de Pascale Froment, intitulé" René Bousquet"  au éditions Stock , sa deuxième édition chez Fayard, comporte des manques, certains noms et certains faits qui sont dans l édition Stock ont disparus dans la deuxième édition.
Dans cette première édition, formidable travail, 620 pages de données innonbrables qui constituent un travail exceptionnel, Pascale Froment traite entres autres, des frères Scali, or il se trouve que madame Arlette Scali, aujourd' hui décédée  a écrit deux livres sur le même sujet, sa vie et surtout sa vie pendant la guerre.et dans son livre "Une vie pas comme une autre" paru chez  Michel Laffon, elle écrit souvent au sujet du Colonel Marty (en particulier sur le passage reproduit plus haut) Elle nous indique qu'il était comptable avant la guerre et qu'il était ami de Nenette Puissant et Elie Scali.
Elie Scali fut un temps (avant 1935) l'amant de Renée Rachel Puissant Van Cleef,  mais je ne comprenais pas comment Marty, ce militaire de carrière avait pu travailler avant 1938 chez Van Cleef . Madame Scali le décrivant comme étant ami personnel de Alfred Van Cleef travaillant comme comptable place Vendôme.
Je viens de recevoir le dossier militaire du Colonel Marty.


Ses états de service démontrent que c'est impossible , il a connu les Van Cleef et les Arpels, car dès 1920 il  est mis à la disposition du grand chancelier de la légion d'honneur.


Notez au passage que cet homme, d'une grande intelligence*, a commencé comme seconde classe dans l'armée.
*D'apres son dossier militaire


Le Capitaine Marty photographié d'après le service du patrimoine du ministere de la culture par Nadar.
Ce doit être Félix Nadar le fils, car Nadar est mort en 1910. Marty a été décoré de la légion d'honneur le 6/10/1917, nommé Capitaine le 19/4/1918 et muté a la grande chancellerie de la légion d'honneur en 1919, la photo daterait de 1920?

Et c'est ainsi qu'en 1920 il traitera le dossier de Légion d'honneur  de Esther Van Cleef, née Arpels puis Alfred Van Cleef , puis Salomon Arpels.....etc 


Ci-dessus le Général Dubail grand chancelier de la légion d'honneur et son aide de camp René Marty
"René Marty" fit presque toute sa carrière de 1918 à 1939 à la chancellerie de la Légion d'honneur à Paris


Il est mis à disposition du Ministère de l'intérieur le 28 avril 1942  au secrétariat général de la Police , c'est a dire sous les ordres de son cousin "René Bousquet".


Ce beau gosse, c'est René Bousquet en 1943, il s'est fait tirer le portrait par les studios Harcourt, qui ont réalisé pendant la guerre une très intéressante galerie de gens célèbres.

Et si les services de la mémoire et des affaires culturelles de la préfecture de  Police  m'ont écrit  que "nos recherches sur le Colonel Marty se sont soldées par la négative", je ne puis que constater qu'il a bien été mis à la disposition du Ministère de l intérieur (Secrétariat général de la Police) le 28 avril 1942 et ce par la D.M. N° 38332 TF/PM uA du 7/5/1942.

Madame Scali a peut etre confondu entre avant et après guerre, car elle avait 92 ans lorsqu'elle a écrit son livre, bien qu'elle fit preuve de beaucoup de mémoire dans son livre.
C'est le 21-6-1942 que Marty  est admis à faire valoir ses droits à la retraite de l armée, mais il est déjà à Vichy, il traitera pour Bousquet de diverses taches comme la création des GMR ou pour la rafle du Vel D'hiv, puis fin janvier 1943 enverra Pierre Aviron Violet, polytechnicien, en éclaireur pour superviser la logistique de la Rafle de Marseille (Pascale Froment dans son livre sur Bousquet chez Stock)

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Quand j'ai fait mon service militaire, en grande  partie à Paris, j'étais toujours étonné de voir des placards de décorations sur la poitrine de nos valeureux guerriers, et je me disais "il n'a quand meme pas fait autant de guerres" , Marty, lui c'était surtout une guerre de relations d'états majors"!!!

Le 20-10-1942 sa mise a la retraite de l'armée est annulée et il est promu au grade de colonel de réserve.
Il sera en raison de sa conduite pour le régime de  Vichy, rayé des cadres par décret du 25-6-1945 .
C'est  après une courte période de détention à Drancy  (d'ou d'ailleurs Elie Scali viendra le chercher) qu'il rentre chez les Arpels  en 1945/1946 , j'ai recueilli deux témoignages de la part de personnels ayant travaillé avant, pendant, et après guerre chez Van Cleef et Arpels .
ces personnes m'ont déclaré que "le colonel" réglait toutes sortes d'affaires avec les ministères et surtout les services de police ou il avait gardé de nombreuses relations.


Cet extrait du livre de Madame Scali permet de comprendre les étonnantes relations d'une femme de religion Juive, qui a perdu beaucoup d'amis et de famille morts en camps de concentration, mais qui se réjouit de fréquenter des hommes du régime de Vichy qui ont protégés (comme Marty et Bousquet) leurs arrières, mais qui n'ont eu guère de scrupules vis a vis des Juifs qui ne les interessaient pas (les étrangers, les pauvres, les sans dents)
C'est ainsi que Madame Scali frequentait Marty, la famille Bousquet et Louis Arpels après guerre, que Pierre Arpels fréquentait Romy Schneider malgré la conduite de Magda, que Lucienne Arpels était la maitresse de Le Pen, etc !!, ce fut une étonnante époque, une horrible époque, un monde différent des autres.

Esther Arpels ne s'est jamais appelée Estelle;même mariée à Alfred Van Cleef de Paris

 

« Cet article, initialement publié il y a plusieurs années et retrouvé grâce aux archives du Web, a été revu, complété et actualisé à la lumière de nouvelles recherches. Veuillez excuser la place des photos toutes sauvegardées mais sur le coté gauche au lieu d'etre centrées»



Sur tous les sites internet qui parlent des Van Cleef, Joailliers à Paris, (que ce soit la maison Van Cleef, L'Internaute, Flick...,les journaux, l'Express, Madame figaro...., les salles de ventes: Koller, Sotheby's, etc....on relève le prénom d'Estelle .

Jamais cette jeune fille née Arpels, ne s'est prénommée Estelle (prénom dérivé du latin Stella)
Elle est née Esther, a vécu comme étant Esther, et est décédée Esther.


Esther Arpels est née  le 2 janvier 1877, son père Salomon Lion Arpels (°26/3/1846 Amsterdam.+24/1/1903 Paris) était marchand de toiles et draps, puis de colifichets, puis  voyageur de commerce et sa mère, Thérèse Mayer (°25/1/1849:+28/12/1918) était la demi-soeur de la mère d'Alfred Van cleef: Mélanie Mayer.
Ils habitaient à cette époque, au 165 rue Saint Antoine à Paris.
Esther est l'ainée des enfants Arpels: Elle sera suivie par Rachel née en 1878, puis Salomon 1880, Jules 1884, et Louis en 1886.La famille est de confession juive.

Esther Arpels épouse son cousin Alfred Van Cleef le 9 juin 1895 et non en 1896 comme il est dit sur  divers sites internet


 Vous remarquerez qu'Esther Van Cleef  habite à l'époque de son mariage,chez ses parents au 34 rue Drouot, c'est à cet endroit, qu'Alfred Van Cleef va installer sa première société en nom collectif avec son beau père. C'est de nos jours le siège de la maison Grospiron, grande société de taille et de vente de pierres précieuses, elle réalise encore à ce jour, des ajustages de pierres de couleur pour les sertis mystérieux de la maison Van Cleef.

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Sur son acte de Mariage elle signe nettement Esther Arpels

Esther Van Cleef  s'engage pendant la guerre de 1914 dans l'équipe de madame de Rotschild en tant qu'infirmière. Elle a une conduite remarquable et remarquée.
En 1916 elle est décorée de la médaille de la Croix rouge française

Puis en 1918  elle reçoit la médaille d'or des épidémies








Cette même année 1919 Esther reçoit la Croix de Guerre


Mais aussi en 1921 la légion d'Honneur et ce toujours sous le prénom d'Esther 











En 1924 , comme tous les membres des deux familles, à tour de rôle, elle devient membre du  Conseil du commerce.

Elle est citée dans les tablettes de l ancêtre du bottin mondain.














L'année suivante le bulletin des lois de l empire français, inscrit sa remise de Légion d'Honneur


de Frace - 1922                                     Page 1120
" Van Cleef, nEsther Arpels, infirmière-major; infirmière-major qui a donné
, en toutes circonstances, les plus belles preuves de zèle et de dévouement; ...


Elle ne rentre pas dans la société VCA, je n'ai trouvé aucune trace d'un passage dans cette société et le rapport du Commissariat aux questions juives pour l'Aryanisation de la Maison, ne la désignera jamais.

Son Mari Alfred, meurt en 1938 , elle figure évidemment sur l'acte de décès comme se prénommant Esther.




Si Esther ne travaille pas dans la société , elle participe à la vie mondaine de son mari et figure souvent dans les grandes soirées, y compris (et surtout) caritatives


Même à la Soupe populaire , elle s'appelait Esther




Une adresse apparait souvent  sur les documents concernant Esther: le 11 rue Villaret de Joyeuse, ce qui était aussi l adresse de sa fille Rachel et d'Emile Alphone Puissant son mari. Cet immeuble dont ils étaient locataires existe toujours, tout près de l'Arc de triomphe et des Champs élysées



Esther est décédée le 24/12/1960, elle n'a pas été enterrée avec son mari et sa fille au cimetière Israélite du vieux chateau à Nice.
Les raisons sont diverses, il semble qu'elle avait des choses à reprocher à son mari et à sa fille.

Elle fut inhumée avec ses frères dans le caveau des Arpels au carré Israélite du cimetière  Montparnasse,







On pourrait penser que c'est la guerre qui a déclenché cette detestation de la judaïté des Arpels, mais non, c'est bien avant 1939 que Salomon "dit Charles" et Jules "dit Julien" veulent transformer leur prénom.
Mais jamais Esther n'a renié ses origines religieuses et civiles.
Qui a voulu l'affubler de ce prénom "Estelle"? 
La meilleure preuve voici la liste des oeuvres d'art et mobiliers confisqués à Esther Van Cleef le 26 mai 1943 à Paris, par les nazis allemands.
Les a t elle retrouvés?  ou sont ils désormais?

En revanche Esther avait un surnom!

                  KIKI






Si vous cliquez sur l image, vous verrez très nettement la dédicace de Jacques Lehman, dit Jacques Nam, à son amie Kiki.
C'était en 1954, Esther Van Cleef née Arpels avait 77 ans



Alors avec des textes fournis par la maison VCA sous la présidence de Jacques Arpels, Jacqueline Viruega (Universitaire et chercheuse talentueuse) nous laisse un petit résumé historique qui s'avère être faux.
Le père du fondateur de la maison ne s'est jamais appelé "Charles" mais Salomon, Estelle s'appelait en réalité "Esther", les parents n'étaient pas diamantaires, Alfred s'est marié le 9 juin 1895 et non en 1898, ce n'est que dans les années 30 que la maison Van Cleef va devenir majoritaire dans  la société Langlois (l inventeur du serti invisible)  cela fait beaucoup d'erreurs!!!!!

2 commentaires:

Van Cleef & Arpels appelèrent la "Minaudière" parce qu'elle favorisait les gestes de la coquetterie.

  Jeudi 25 juillet 2013 J'ai retrouvé cet article de 1935 dans le journal "Vogue" et je pense que cette définition de la ...