mercredi 14 novembre 2018

Gustave Renault , son poinçon sur des bijoux Cartier

Manon Chevassus une de mes charmantes lectrices m'écrit

Bonsoir Monsieur, 

Je me permets de venir vers vous car lors de notre dernière discussion vous m’aviez gentiment dit de ne pas hésiter a vous contacter si j’avais une quelconque demande. 
Je me suis rendue à Genève pour les ventes aux enchères de sotheby’s et christie’s et tenter de découvrir de nouveaux bijoux et nouveaux poinçons. 
Chez Christie’s j’ai découvert sur 2 bijoux CARTIER un poinçon que je ne connais pas du tout : 
il y a comme un arc sur le coté, avec un symbole triangulaire qui surmonte la lettre R. 
Il semblerait que ce poinçon est celui de Gustave Renault. 
connaissez-vous ce fabriquant ? savez-vous s’il a travaillé pour d’autres grandes maisons que Cartier ? 

Je vous remercie pour votre aide et vous souhaite une excellente soirée. 

Sincères salutations, 

Manon 


C'est le poinçon de Gustave Renault 






Il n a exercé que dix ans ce qui permet de dater son travail sous ce poinçon.la recherche de Manon Chevassus est intéressante car Hans Nadelhoffer ne le cite pas dans son livre éminemment précieux sur Cartier.

Vever ne peut pas en parler car c'est après les époques qu il a traité

Peut être que Manon pourrait nous adresser une photo des bijoux, pour compléter nos recherches

richard.jeanjacques@gmail.com
richard@richardjeanjacques.com

jeudi 8 novembre 2018

Nouvelles d' Authouart, un peintre que j admire et pour qui j ai fabriqué des bijoux.

Genevieve Authouart me fait part d' une vente d'une oeuvre de jeunesse de son mari Daniel Authouart, a la maison d' enchères "Ader " le 9-11-2018


« J’avais 30 ans lorsque j’ai peint ce tableau et je constate après des années, que les sujets qui mettent en scène l’automobile m’intéressent toujours autant aujourd’hui !  » Daniel Authouart

Aujourd'hui


Daniel devant une reproduction géante d'une de ses toiles sur le mur d un restaurant au Havre

En 1987 j avais travaillé avec lui, vous pourrez le voir sur :https://www.richardjeanjacques.com/search?q=Authouart




Sa biographie dit de lui sur le site : http://www.authouart.fr

Le travail de Daniel Authouart se situe dans la mouvance d'artistes qui, au détour des années 70, provoqués par la contemporanéité du travail des Pop-Artistes américains, éprouvèrent la nécessité de proposer une nouvelle forme de peinture narrative.
Comment un peintre, avec son crayon et son pinceau, pouvait-il offrir un témoignage original sur son temps alors que d'innombrables machines à images commençaient de submerger le monde ?
Pour répondre à cette question, les artistes essayèrent de présenter une lecture pertinente du monde qui les entourait. Les uns privilégiant une couleur (Monory, Velickovic), d'autres en isolant des signes de notre civilisation (Klasen, Raynaud), d'autres encore en utilisant la presse en abîme (Le Gac, Rancillac)...
Daniel Authouart, lui, a choisi de "peindre son temps comme on écrit un journal" :
les personnages, les décors et les objets sont notés (croqués) sur des carnets au jour le jour. On les retrouve, mis en scène, dans les tableaux pour devenir le sujet d'une réflexion, l'expression d'un fantasme individuel ou collectif, ou simple polaroïd d'une "chose vue". Les mots sont remplacés par des images ...

lundi 22 octobre 2018

Poli Anglais, Dorure au bouchon, mail de mon ami Weber



Pierre WEBER
Pièces jointes 
15 oct. 2018 19:03 (Il y a 7 jours)
À moi

Je pense que ce devait être ta Grand Mère......
Tu dois pouvoir me répondre le poli anglais??? c'est quoi ??
La dorure au bouchon ????
Tu peux le passer dans ton courrier des lecteurs....on sait jamais on peut avoir une réponse...
Pour la petite qui demande un emploi, elle est pas mal je l'ai eu à  un seul cours  because finances à Saumur, mais ce qui m'attriste c'est qu'elle fait un doctorat sans avoir été dans un atelier...
Remarque ça ne sert pas à grand chose, quand tu nous vois...ce que nous sommes devenus...
Amitiés Pierre..

PS j'en ai d'autres dans cet Azur de 1935, presque un livre de chevet... 


Mon Cher Pierre, elle n est pas mal du tout cette jeune fille, j ai reçu d'elle un beau mail 

bien écrit, sans faute, que j ai publié. Un CV très intéressant, mais je t' en ai déjà parlé, nombre de jeunes femmes voudraient travailler dans nos métiers, mais pas à la cheville, dans le relationnel, dans le commerce, l expertise etc.
Alors elle font toutes une formation en gemmologie qui n'est pas un métier, mais un complément de formation, nombre d entre elles essaient l expertise, en salle des ventes ou autres, à 25 ans cela me parait difficile de tout savoir, pourtant à 76 ans je suis comme Jean Gabin" je sais qu'on ne sait jamais".
Et à mon humble avis, il n'y a pas autant de places que de nouvelles diplomées en gemmologie.

Certaines  pontifient, mais la jeunesse!!! 

Pour te répondre: par quoi commencer?


Non ce n'est pas ma grand Mère, ni paternelle ,(elle est a gauche sur cette ) ni maternelle.
Ma grand mère maternelle suivait au gré des mutations  mon grand père qui avait eu son
dernier poste à Rouen en Normandie, au départ comme surveillant général au Lycée hors classe "Corneille"  Homme merveilleux 
d une très grande culture classique, professeur de Philosophie et français, qui eut des élèves comme Jean Lecanuet et un "pion magnifique" Paul Guth .Il m'a appris à écrire, a compter etc, car après la guerre il n'y avait pas de maternelle, j ai commencé en 11 ème à Joyeuse, l'annexe de Corneille pour les petites classes Malheureusement j' avais 7 ans quand il nous a quitté.




Cliquez sur toutes les photos pour les agrandir

Mon grand père maternel avec la barbe et les bras croisés, pendant la guerre 1914-18, il m a d'ailleurs laissé de beaux manuscrits, l un d'eux est consacré à sa guerre de 14-18, il avait été gravement blessé au "Ravin des Eparges"



Mon grand père paternel (le petit homme dans l'entrebâillement de la porte) 
les pastilles Valda, qu'est ce que j ai pu en.........Parcourir la campagne avec lui était un délice tellement il possédait de connaissances. Lui aussi guerre 14/18 dans les services de santé.

Le Poli Anglais


Apparemment un bon produit, mais difficile de le reconnaître car nous sommes chauvins.

On appelle cette matière à polir, qui provient de la calcination de sulfate ferreux, "ROUGE D ANGLETERRE!" que ce soit dans le monde Anglo-saxon ou espagnol, alors qu'on devrait l'appeler "ROUGE DE PARIS" comme chez nous. 
Il faut dire que nos amis anglais ne sont pas souvent d'accord avec nous, ainsi "Filer à l'anglaise" c'est une expression à nous, franchouillarde, eh bien les Anglais eux disent "To take à french leave" c'est a dire , prendre un congé à la Française ou plutôt partir en douce à la Française. 
Ce sont quand même les Français qui ont noblement dit aux Anglais à la bataille de Fontenoy "messieurs les Anglais, tirez les premiers!" ou d'après Voltaire, le comte d'Anteroche aurait dit à voix haute: "Messieurs, nous ne tirons jamais les premiers; tirez vous mêmes" 

Ce genre de polissage existait depuis de longues années en Angleterre. Car Perret qui indiquait la manière de l'employer dans L'Art du Coutellier, publié en 1771 disait : Les Anglais sont les premiers qui ont fait une pâtée rouge qui donne à, l'acier un très beau poli noir, c'est pourquoi on l'appelle Rouge d'Angleterre. Ce produit a conservé ce nom pendant longtemps et Perret enseignait plusieurs moyens de le préparer.




Pate de rouge à polir




En 1812


1822





1872
Le colcothar (calchitis) est l'oxide de fer que les chimistes ont aussi nommé deutoxide ou peroxide. — (Henri Landrin - 1835) On sçait que le colcothar est une substance vitriolique ; ou , pour mieux dire , c'est un véritable vitriol que l'on rougit en le poussant par le feu jusqu'à un certain degré. — (Mémoires de l’Académie des sciences de l'Institut de France, 1753, page 393)



Une publicité de 1925




Autre explication technique


Deux publicités dans le Didot Bottin de 1922, essayez d y aller, on ne sait jamais, ils sont peut être toujours là


La Dorure au Bouchon  d'après deux livres anciens


DORURE AU POUCE
Dorure au pouce
Nous ne quitterons pas l'histoire des dorures légères, sans mentionner un procédé très-simple et souvent très-utile pour dorer l'argent. C'est à l'aide de cette méthode qu'on dorait autrefois, et qu'on dore encore de temps en temps aujourd'hui l'intérieur des tabatières et autres objets analogues.
Ce procédé porte le nom de dorure au bouchon, au pouce ou au chiffon.
Voici comment on procède :
On dissout l'or vierge finement laminé dans une eau régale composée de :
Acide azotique 5 parties. Chlorhydrate d'ammoniaque (sel ammoniac).. 2— Azotate de potasse (salpêtre) .
On chauffe avec précaution et à feu doux : l'acide azotique décompose le chlorhydrate d'ammoniaque; l'acide chlorhydrique se combine avec une portion de l'acide azotique et forme ainsi de l'eau régale ordinaire qui attaque et dissout l'or.
Quant à l'azotate de potasse, il reste mélangé à la masse du chlorure d'or, et nous verrons tout à l'heure son utilité.
Lorsque tout l'or a disparu, on verse le contenu du ballon, quand il est refroidi, dans un vase de grès à fond plat. Dans ce liquide, on place les uns sur les autres une quantité convenable de carrés de toile pur fil, et, à l'aide d'une baguette de verre, on tapote la masse de manière que toutes les parties de la toile s'imprègnent bien de chlorure d'or. On prend alors, à l'aide de pinces de bois, chaque carré de toile, et, après l'avoir égoutté au-dessus du vase, on l'étend au séchage dans un endroit obscur. Lorsque la dessiccation est à peu près complète, on l'achève en présentant à l'action de la chaleur d'un réchaud chaque morceau de linge tenu à plat sur deux petites baguettes de verre ou de bois. Le feu ne tarde pas à s'y communiquer et s'active de la présence de l'azotate de potasse ou salpêtre. On pose sur un marbre et on laisse brûler complètement, puis on broie à la molette, on recueille la cendre avec soin et on la dispose dans un plié de parchemin qu'on entoure d'un linge mouillé; on laisse ainsi le tout pendant une semaine, en ayant soin de changer chaque jour les surfaces de la poudre, de manière à ce que le tout s'humecte régulièrement à travers le parchemin. A ce moment la poudre est bonne à employer ; il suffit pour cela de verser sur un marbre une goutte d'eau et d'y délayer un peu de la cendre, puis de prendre un peu de cette bouillie et de l'étendre par friction sur l'argent que l'on veut dorer et qui a été préalablement bien nettoyé. Les unis se font avec le pouce, les filets à l'aide d'un liège fin taillé en couteau, et les angles ou coins au moyen d'un morceau de bois tendre, tel que tilleul ou peuplier. Il ne reste plus qu'à brunir. Cette dorure est mince, mais assez résistante après l'action du brunissoir, qui, écrasant l'or, le force en quelque sorte à s'incruster dans les pores de l'argent. Lorsqu'on veut une dorure rouge et non pas jaune, on ajoute une petite proportion de cuivre rouge bien pur à l'or qu'on doit dissoudre par l'eau régale. Les praticiens préféraient, pour cet usage, les sous de Louis XV, par la raison, disaient-ils, que le commerce n'offre pas de cuivre aussi pur que celui de cette monnaie.
Par l'action du feu pendant la combustion du linge, une grande partie du chlorure d'or a été réduite à l'état métallique, et le reste s'est transformé en protochlorure ; la présence de ce dernier corps dans le mélange nous paraît jouer un grand rôle dans l'adhérence de ce genre de dorure, par la facilité qu'a le protochlorure d'or de se décomposer en présence de l'argent, pour former un chlorure de ce dernier métal, et abandonner ainsi de l'or à l'état naissant, c'est-à-dire dans les meilleures conditions de combinaison des corps entre eux.
Nous sommes convaincu, en outre, qu'on pourrait pratiquer la dorure au pouce en se servant d'une dissolution ordinaire de perchlorure d'or, dont on mouillerait des linges de toile qu'on brûlerait ensuite pour en employer immédiatement la cendre; mais nous avons mieux aimé décrire le procédé tel que nous l'avons vu mettre en œuvre et avec toutes les préparations quasi mystiques qui l'accompagnent.

Un deuxième procédé

 


Nouveau manuel complet de dorure et argenture sur métaux en 1870 


DORURE AU POUCE OU AU BOUCHON.


Ce genre de dorure ne sert plus aujourd'hui à dorer des pièces entières, mais on y a souvent recours pour réparer des surfaces de peu d'étendue qui ne sont pas bien venues à la dorure ou qui ont été dédorées par suite du frottement ou de toute autre accident. On évite ainsi de redorer entièrement l'objet, et on peut dire qu'elle

adhère parfaitement, car elle supporte l'action du brunissoir sans s'écailler. Sous ce rapport, elle est préférable à l'emploi de l'or en coquille auquel les doreurs à la pile ont généralement recours pour réparer les pièces manquées ou détériorées.

Il existe plusieurs manières de préparer l'or pour dorer au pouce, mais la plupart sont purement empiriques.

Du reste, elles se réduisent toutes à dissoudre dans l'eau régale de l'or vierge finement laminé.

Supposons, par exemple, qu'on veuille employer 5 grammes d'or : on le jette dans 30 grammes d'eau régale, on laisse évaporer un peu pour chasser l'acide en excès, puis on ajoute 30 grammes de salpêtre en poudre. Quand la liqueur s'est refroidie, on la verse dans une assiette de porcelaine, puis on y place, les uns sur les autres, des morceaux carrés de toile de fil, que l'on frappe légèrement avec une baguette de verre afin qu'ils s'imprègnent bien de la dissolution. Alors, on les égoutte au-dessus de l'assiette, on les fait sécher dans un lieu obscur, et l'on y met le feu : le salpêtre ajouté au mélange trouve ici son utilité, car il est uniquement destiné à faciliter la combustion des carrés. On recueille avec soin la cendre résultant de l'opération, et on la broie à la molette avec un peu d'eau. Il n'y a plus alors qu'à la faire sécher lentement et à la conserver pour l'usage.

Pour se servir de la poudre dont nous venons de parler, on en prend une petite quantité, on la délaie avec une goutte d'eau, et on l'étend par friction sur l'objet à dorer. Les parties planes se frottent avec le pouce, les filets avec un bouchon de liège fin taillé en couteau, les creux et les angles avec un morceau de peuplier, de tilleul ou de tout autre bois tendre.
Les pièces que l'on veut dorer au pouce doivent être en argent ou du moins argentées, car ce genre de dorure ne prend pas bien sur les autres métaux.

II est, en outre, à remarquer que la dorure est peu apparente et généralement pâle avant le brunissage. Quand on veut avoir une dorure rouge, on ajoute un peu de cuivre pur à l'or qui doit être dissous par l'eau régale, ou bien on prend de l'or allié au cuivre.
Suivant M. Roseleur, il serait vraisemblablement possible de préparer la poudre à dorer en trempant des morceaux de linge dans une dissolution ordinaire de perchlorure d'or, on brûlerait ensuite ces linges et l'on en emploierait immédiatement la cendre.

La dorure au pouce est très-facile et très-économique, mais aussi excessivement légère. La plupart des ornements d'or qui sont sur les éventails, les tabatières, etc., ne sont que de l'argent doré de cette manière.

Pas simple mais vous avez tous compris, mais si d autres ont des précisions à nous communiquer, je suis preneur: richard.jeanjacques@gmail.com

Un article que j avais fait en 2009



mardi 16 octobre 2018

Tadema Gallery David et Sonia


En mai 2017, j avais écris a ces deux excellents professionnels David et Sonia pour leur dire que venant à Londres voir mon fils, ma belle fille et ma petite fille, je passerais leur rendre visite, ces deux antiquaires joailliers ayant toujours un très bon choix de bijoux anciens . Ils avaient la gentillesse de me renseigner et de me laisser publier les photos de bijoux qu ils avaient en magasin.

Et le 27 ou 28 mai arrivé a Londres je prenais contact avec eux et ils ne pouvaient me recevoir car "mon mari est tombé malade en rentrant de Venise ces jours ci."

J ai continué à échanger avec eux et a leur emprunter des photos de bijoux, et aujourd'hui, je demandais des nouvelles de David

Je suis vraiment désolée de vous dire que mon Darling David est décédé le 11 juin 2017 - nous sommes mariés depuis 53 ans.........
Et a mes questions Sonia répondit
Nous sommes allés à Venise 3 semaines avant la mort de David.
J'ai fermé notre galerie après 40 ans en janvier 2018 et je viens de travailler sur le site Web.

Sonia travaille désormais sur plusieurs sites Web




Ils avaient fait carrière dans le journalisme, et avaient aussi fondé la Tadema Gallery à Camden Passage, célèbre passage d'Islington, en 1978. Ils se sont d'abord spécialisés dans l'art abstrait du XXe siècle et les arts décoratifs des XIXe et XXe siècles. Quelques années plus tard, en 1982, ils se sont découvert une passion pour les bijoux conçus par des artistes et en ont fait leur domaine de spécialisation.Un choix éclectique de bijoux qui s'étend de la période allant d’environ 1860 à 1960, y compris une sélection de designers de premier plan issus des mouvements Art Nouveau, Arts & Crafts, Jugendstil et Art Déco en Europe. 



Et pourquoi parsemer cet article de photos? parce que David était un formidable photographe de rue, et si vous voulez vous promener de chez vous, dans les  rues de Londres   vous découvrirez avec ce lien
de merveilleuses photos 


Après sa mort le journal The Guardian lui a rendu hommage




Mais Sonia aussi lui rend hommage sur le site de bijoux que je vous invite  à parcourir








lundi 15 octobre 2018

Une demande d 'emploi joliment faite

Bien que je ne sois pas Pole Emploi, une demande d 'emploi joliment faite m'incite exceptionnellement  à la publier, avec l'autorisation de la personne bien entendu.



Charline Coupeau <ch.coupeau@gmail.com>


Pièces jointes 17:19 (Il y a 1 heure)

À moi

Cher Monsieur,
Je me permets de vous contacter de la part de Thierry Barbet avec qui j’ai eu le plaisir d’échanger lors d’une récente rencontre de bijoutiers rochelais.
Je suis une grande lectrice des divers articles que vous postez sur votre blog personnel Bijoux et pierres précieuses. Je profite d’ailleurs de ce mail pour vous dire combien j’aime votre travail et combien il m’a été d’une aide précieuse durant mes années de recherches sur l’art de la bijouterie-joaillerie au XIXème siècle. Merci de faire partager à vos lecteurs toutes les facettes (aussi bien techniques, historiques et monographiques) que représente cet univers certes complexe mais passionnant !


Après 6 années de recherche, je viens d’obtenir au mois de Juin dernier mon diplôme de docteur en histoire de l’art de la bijouterie. Je vais bientôt soumettre ma thèse au comité éditorial des Presses Universitaires de Rennes afin de pouvoir faire, je l’espère, l’objet d’une publication. En attendant la mise à jour de ce joli et nouveau défi professionnel, je suis à la recherche d’un emploi qui me permettrait de mettre à profit toutes les connaissances acquises au cours de mes années de formation (gemmologie et histoire de l’art) et de pouvoir vivre de ma passion.
C’est à ce titre que je me permets de vous demander conseils. J’aimerai pouvoir travailler auprès d’experts spécialisés, de commissaires-priseurs ou d’antiquaires afin de me former davantage aux techniques d’achats et de vente de bijoux anciens et avoir également la possibilité de travailler sur des expertises. Connaissez-vous des personnes susceptibles d’être intéressées par mon profil dans la région Nantaise ou Parisienne? Des contacts qui seraient prêt à me partager leurs connaissances du monde du marché de l’art et du bijou ? Soit dans le cadre d’un recrutement soit dans le cadre d’un stage professionnel ?
Je serai vraiment ravie de pouvoir échanger avec vous sur le sujet et de bénéficier de vos précieux conseils. Je serai également honorée d’avoir votre avis sur mon travail de recherche.Je vous remercie par avance de l’intérêt que vous porterez à ma demande et vous souhaite bonne réception de ce mail.
Sincères Salutations
Coupeau Charline
PS : Je vous transmets en pièce jointe mon CV ainsi que mes liens professionnels

mercredi 3 octobre 2018

Chatelaine de Teterger et broche XXX --Alice m écrit

Cher Monsieur,
Je viens de parcourir votre très intéressant article sur les Téterger père et fils et vos recherches sont passionnantes.........................

Alice Landry




Alice Landry est commissaire priseur,  la maison FAUVE: https://www.fauveparis.com  
Elle a une assistante Angeline Chanson qui est passionnée par les bijoux, elle a lu mon article sur Teterger, et me pose une colle. 
le 18 octobre elle va mettre en vente ce bijou et une châtelaine de Teterger, mais.....de qui est ce 


J ai agrandi la photo le plus possible du poinçon de la garantie, car le fonctionnaire (certainement décédé) a mis bêtement la tète d aigle en surimpression, quel c......
je distingue un C et un buste d homme.



Cliquer pour agrandir

Angeline Chanson avance le nom de Gautrait, tout a fait possible, c'est très beau, le dessin , la réalisation, mais pas de poinçon de Maitre.



En tous cas cette broche a un charme fou



Un bijou de Teterger, une Châtelaine, art nouveau avec une touche de modernité, il sera mis en vente aussi le 18 octobre

Je pense que c'est le bon sens pour la  photo, le mousqueton tenant la montre


Élément de châtelaine Art Nouveau, circa 1900

En or jaune (18K, 750‰) constitué de trois éléments ciselés d’entrelacs naturalistes chacun agrémenté de trois perles en verre teinté violet retenu sur leur ruban d’époque en satin noir Poids brut 20,41g  Texte du Catalogue

Poinçon de Teterger


Angéline m' a fait parvenir une photo mais ce n est pas facile à lire , je rappelle que les lettres du  poinçon de Teterger sont H.T.   malheureusement , aucun renseignement sur  le différent du poinçon et rien sur les listes du ministère de la culture.
Il avait aussi une marque de forme carrée : un buste féminin et les lettres H.T.



Alors on ne sait jamais , peut etre que dans mes amis, mes lecteurs, commissaires priseurs, antiquaires en joaillerie etc, l un d'eux pourra nous apporter des précisions.

Les articles que j ai fait sur Gautrait et Teterger

lundi 24 septembre 2018

Kirby Beard en 1942

Monsieur
Ma mère a une bague qui est très belle mais je ne trouve pas de traces de poinçon comme vous conseillez de vérifier
Mon père disait qu' elle venait de chez Kirby Beard , mais mes parent se sont fiancés en 1942! Kirby Beard  n'était il pas fermé en raison de la guerre
Merci de me répondre
avec l expression de mes salutations distinguées
Colette Le.........



Madame , 
Peu d information sur la période de la guerre, néanmoins j ai  cette publicité dans mes archives.
Ce sont des bijoux très 1940, peut être trouverez vous votre bonheur, la Maison Kirby Beard est à Paris depuis longtemps, je dirais plutôt "était" car il semble qu ils ne soient plus en France.
Peut être pourriez vous m adresser une photo de votre bague.

J ai aussi cet article de 1893 dans le journal "Le Temps" un délice ..."le panier pour chemin de fer"

KIRBY BEARD & C° LD.
5, rue Auber, Paris.
Cette importante maison, qui seule a la spécialité de la coutellerie et de l'orfévrerie argentée anglaises, est connue déjà de nos lecteurs.
Nous n'avons donc pas vous la présenter, nous nous bornerons a passer rapidement en revue
les articles les plus spéciaux et les plus nouveaux qu'elle offre aux acheteurs tous sont d'un goût
irréprochable et d'une utilité incontestable.
A nos lectrices nous indiquerons « le service à thé pour le voyage », ce nouveau service complet permet de faire le thé soi-même en voyage, il se compose de théière, sucrier, crémier, lampe à alcool, le tout se renfermant dans la théière qui contient elle-même son passe-thé.
Le système est aussi ingénieux que pratique.
A nos lecteurs nous signalerons « the Express »,le nouveau panier pour chemin de fer, formant
table et buffet. « The Express » est aussi fort utile pour les excursions. 11 y en a de différents
modèles qui renferment les pièces nécessaires pour deux ou quatre personnes, même douze
personnes. Avis aux familles nombreuses. Il est absolument inutile de transporter son argenterie il, la campagne ou à la mer, il vaut mieux choisir les pièces d'orfèvrerie (en nickel plaqué argent) chez Kirby Beard & C° Ld; il n'y a que l'embarras du choix pour les plats de toute forme, les couverts les plus divers, les théières, cafetières, sucriers et crémiers, sans excepter les bouts de table, les saladiers, les carafes à vins aussi variées que gracieuses.
Ne pas omettre surtout de prendre le nouveau service à soda avec presse-citron, et le couteau-scie pour citrons, oranges, qui possède une lame plaquée argent inoxydable.
L'eté nous promettant d'être très chaud, il convient d'emporter à la campagne les seaux
à glace il y en a de toute sorte cristal taillé, bois, grès « Doulton ». Aux amateurs de champagne, nous conseillons le seau à frapper le champagne qui contient jusqu'à quatre bouteilles.
La Maison Kirby Beard & Uo Ld, est estimée depuis de longues années pour la coutellerie fine. Ses aciers de Sheffield lui assurent la première place. Les ciseaux de tout genre, les couteaux pour la poche, le gilet, la chasse, etc., peuvent être choisis en toute confiance.
Les rasoirs anglais avec protecteurs pour éviter de se couper, sont maintenant très répandus, et nous ne saurions trop les recommander à nos lecteurs qui sont obligés de se raser euxA côté des mille objets utiles tels que les boutons, les limes à ongles, les tire-bouchons, les porte-monnaie dont il y a un grand choix, les buvards et tout ce que comporte la maroquinerie, on trouve chez Kirby Beard & C° Ld, quantité d'objets de fantaisie qui ne se trouvent pas dans les magasins de nouveautés et qui sont personnels à cette maison. Citons au hasard les porte-mines américains et porte-plumes pour la poche, les boîtes à allumettes et à cigarettes, les encriers, les flacons à sel et vinaigre anglais, les boîtes à or, etc., etc. les épingles et les aiguilles, une réputation. Nous renonçons à détailler les articles qu'on trouve chez Kirby Beard & C° Ld.; si nous voulions le faire, il nous faudrait remplir toutes
les colonnes de notre supplément. Ne terminons pas cependant cette revue trop rapide, sans
parler d'un rayon très spécial les jeux de tennis. Les amateurs reconnaissent qu'on ne peut jouer parfaitement au tennis qu'avec les raquettes et les balles anglaises Kirby Beard & C° Ld.

mercredi 12 septembre 2018

Un merveilleux collectionneur

"As tu vu l article de Laurence Mouillefarine  sur Barlach Heuer dans la gazette Drouot? il est chouette son truc. Je crois que tu la connais c'est passé le 13/07/2018" 
Pierre, un copain depuis 40 ans, m' adresse ce mail, Eh bien non, je ne l ai pas lu, en retraite difficile d'être abonné à toute la presse.
J ai demandé à mon médecin, il est abonné, en effet , très bon article, j'ai demandé a Laurence qui a demandé elle aussi l autorisation au rédacteur en chef de la Gazette Drouot qui a donné son accord et.....


Heureusement, il existe un cliché pour témoigner des trésors que Barlach Heuer eut entre les mains. Une nature morte réalisée par son fils Tomas, photographe professionnel, qui s’est plu à mettre en scène des bijoux art déco exceptionnels comme s’il s’agissait d’un butin… En vrac ! Certes, à l’époque où Barlach Heuer se penche sur la joaillerie moderniste des années 1920, elle est loin d’avoir la valeur qu’elle atteint aujourd’hui. Ne cherchez  aucun signe extérieur de richesse chez ce collectionneur. Barlach, peintre et graveur,habite un appartement au décor spartiate, qui lui sert également d’atelier. 88 ans, la minceur de l’ascète, il a toujours le regard bleu profond et l’enthousiasme d’un jeune homme. Une pile de cartons encombre l’entrée.
Que contiennent-ils ? Quatre-vingts verreries destinées à rejoindre Conches. Cadeau ! C’est la énième donation que reçoit de sa part le musée du Verre fondé par cette ville de l’Eure. La plus récente, autour de «Loetz 1900», une manufacture de Bohême, y fait actuellement l’objet d’une exposition – une première en France. Barlach a l’âme d’un
passeur. «Il faut protéger les objets d’art et ne pas les enfermer égoïstement dans un coffre», plaide-t-il. On ne compte pas les oeuvres qu’il a offertes aux musées d’Orsay et des Arts décoratifs, à Paris, ou aux institutions allemandes.
À ce titre, il a été fait chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. 



OBJETS MALTRAITÉS. Barlach Heuer est né en Allemagne, dans un milieu cultivé. Son père – collectionneur de tableaux expressionnistes, bannis par le nazisme – lui donna pour prénom le patronyme d’un de ses amis, Ernest Barlach, sculpteur et poète. Après une formation de menuisier, notre héros entre aux beaux-arts de Hambourg. Au cours de fouilles archéologiques, il rencontre sa future femme, Laurence, une Française. Soulagé de quitter
l’Allemagne dévastée de l’après-guerre, il arrive à Paris, deux valises à la main ; dans
l’une, des vêtements, dans l’autre du matériel de peinture. Le couple habite une chambre
de bonne au nord de la capitale. Aussi l’artiste a-t-il l’occasion de parcourir le marché
aux puces de Saint-Ouen, là où, un matin, son oeil est attiré par des vases en verre. Lesquels s’avéreront dater de 1900. «C’est moins la beauté des objets qui m’a touché que le fait qu’ils étaient maltraités.» On n’imagine plus à quel point l’art nouveau, le «style nouille», fut un temps méprisé. «Pour les rendre brillantes, les «brocs» ciraient les verreries par dessus la saleté. Je les nettoyais et, soudain, se révélaient la transparence, la subtilité des coloris, une signature : Gallé, Daum, Tiffany…
Ces noms m’étaient inconnus, j’étais guidé par ma seule intuition.» Barlach n’a pas
un sou en poche, mais de la passion à revendre. Il attendrit les puciers, qui acceptent de
lui faire crédit, bel exploit. Ses premières trouvailles, il les négocie auprès de ses compatriotes, moyennant un maigre bénéfice. Pour chiner, Barlach parcourt des kilomètres,
explore la moindre foire à la brocante. «Qu’il y ait un objet extraordinaire dans un lot de
babioles, il va droit dessus, comme s’il était doté d’un radar !», s’amuse Laurence Serre,
qui l’a rencontré au marché Biron, où elle  tient un stand intitulé «Choses et autres choses». Les tonalités irisées de la verrerie de Loetz émerveillent particulièrement le peintre ; elles lui inspireront une série de monotypes. Il en constitue une collection, qu’il cède au musée de Düsseldorf. Bientôt, Barlach recherche des verreries, des céramiques et des bijoux pour des marchands germaniques. Après les créateurs de l’art nouveau, il découvre naturellement les verriers de la génération suivante, tout aussi oubliés : 
Decorchemont, Marinot, Schneider et ses couleurs audacieuses. Ses amis Laurence et
Jean-Pierre Serre collectionnent également les oeuvres de Schneider. Ensemble, ils montent une exposition, qui tourne à travers huit musées d’Europe. À chaque étape, Barlach offre une pièce à l’institution qui les accueille.


Or, voilà qu’au cours de ses chasses au trésor, l’esthète tombe en arrêt devant un pendentif
des années 1930 : une monumentale aigue marine montée de platine. Signé Templier.
Quelle pureté de ligne ! Il le veut. «Impossible, répond le commerçant, je viens de vendre
la pierre». Pas question que cette merveille soit démontée, Barlach ne quittera pas la boutique sans elle. Il obtient gain de cause.
Ouf ! Notre collectionneur se lance dans une nouvelle quête obsessionnelle. Pour chacun
de ses bijoux, il va s’endetter. Éternellement fauché. Précisons, cependant, que les
gemmes le laissent de glace. Ce qui l’éblouit ? L’inventivité de certains joailliers de l’entredeux-guerres, adeptes de l’abstraction. Peu de professionnels s’intéressent alors à cette production. Yvette Baran, spécialiste de l’art nouveau, se pare volontiers de bijoux de Fouquet. «Élégante, elle promenait un pendentif taillé dans le cristal de roche qui me fascinait. » Le beau Barlach fréquente assidûment la boutique Au Vieux Cadran, rue Bonaparte, et bien-sûr celle de Michel Périnet, rue Danielle-Casanova. Cet ancien fabricant
reconverti dans les bijoux d’occasion est, lui aussi, un pionnier. Il est le premier à défendre
les créateurs du début du XXe siècle, quand sa clientèle réclame encore des
parures Napoléon III. 

STOCK EN SOLDE
Nous sommes dans les années 1960, les joailliers qu’admire Barlach sont encore de ce
monde. Il suffit de consulter l’annuaire pour retrouver leur trace. Gérard Sandoz et Jean
Fouquet, lesquels ont connu la gloire avant la guerre, vivent dans le dénuement. Raymond
Templier dispose toujours d’un bureau.
Lorsque Barlach s’y rend, la secrétaire du joaillier est chargée de solder le stock de
modèles art déco, bagues ou étuis à cigarettes, qu’elle juge démodés. Alors qu’ils bavardent, elle ouvre le coffre dont elle exhume un petit chef-d’oeuvre : un clip formé d’une tête de  femme cubiste par Gustave Miklos, en argent et vermeil, avec son modèle en plâtre. Le prix ? Insignifiant. Barlach les emporte, comblé.



Et dans un même élan, il achète les archives de Raymond Templier que son assistante
s’apprête à jeter…
Le collectionneur ne peut conserver ses bijoux chez lui sans risque d’être cambriolé. Son
épouse ne les portera jamais. Enseignante, Laurence ne partage pas son goût pour les antiquités et, plus encore, déteste les antiquaires.
Barlach confie l’ensemble au Schmuckmuseum de Pforzheim, seul musée du bijou en
Allemagne ; un prêt à long terme. Arrive 1975. 
Pour commémorer le cinquantenaire de l’Exposition internationale de 1925, on prévoit de
présenter des reliures appartenant à l’expert Félix Marcilhac aux côtés des joyaux de Barlach. 
Celui-ci rédige un texte pour le catalogue. Est-il trop lyrique ? La signature de l’auteur
n’est-elle pas assez prestigieuse ? Le directeur du musée refuse de le publier. Barlach est
attristé et, l’exposition terminée, il reprend ses biens. Tous ! Il s’en séparera, petit à petit, pour subvenir aux besoins de sa famille. La majorité des pièces part aux États-Unis. Le pendentif de Miklos rejoint quant à lui la Galerie des bijoux du musée des Arts décoratifs, à Paris. Le plâtre, aussi, est en sécurité. Nul ne pourra en tirer des reproductions.
Barlach n’a pas gardé le moindre objet. Il n’en éprouve aucune nostalgie. La possession
n’est rien comparée à l’émotion de la rencontre ! Encore aujourd’hui, il lui arrive de
passer aux Puces « pour se rincer l’oeil » comme il le dit et, parfois, le désir le reprend...
Lors de son dernier achat, alors que notre octogénaire quittait la boutique, fébrile, son
trophée voluptueusement serré contre son coeur, le marchand lui courut après : dans
son excitation, Barlach avait oublié sa canne !  

La passion donne des ailes.

Journaliste, spécialiste des antiquités et du marché de l'art, Laurence Mouillefarine anime la rubrique consacrée aux collectionneurs dans Madame Figaro et collabore régulièrement à la revue Architectural Digest. Elle est également l’auteur de plusieurs ouvrages sur les collections et l’art de collectionner. Il suffit pour s'en convaincre de se rendre sur : https://www.amazon.fr/Laurence-Mouillefarine/e/B004MO1BNA