mardi 27 novembre 2018

Gautrait s'appelait, et s est toujours appelé: Leopold



Gautrait ne s'est jamais prénommé Lucien, mais Leopold.
Certains l' ont écrit Gautheret, Gautrais, etc, c'était Leopold Gautrait.

Leopold n'était pas un fabricant de bijoux, il était modeleur dessinateur ciseleur, et sur ce bijou qui sera vendu en décembre 2018, il est dommage qu'un "Expert" puisse certifier qu il s appelle Lucien.
Gautrait a signé la modélisation de bijoux fabriqué par Gariod (entres autres) dans un style art nouveau mais ce pendentif a été fabriqué apres 1905 c'est à partir de cette date qu il adopte ce  nouveau style, inspiré de louis XVI, guirlandes de roses, des bustes, des bouquets, des petites roses.

Il est permis de penser que la maison Vaneste avait acheté ce pendentif pour sa bijouterie de Lille, j ai bien connu cette maison et Pierre Vaneste dans les années 1960 qui était membre du Club des joailliers Français




Évelyne Possémé, conservatrice en chef Département Art nouveau / Art déco / bijoux anciens au musée des arts décoratifs l a bien précisé dans le dictionnaire international du bijou, et si souvent je peste contre les erreurs contenues dans ce dictionnaire, je ne peux que louer Madame Possémé pour sa grande culture.

J ai traité le sujet en 2015: https://www.richardjeanjacques.com/2015/02/lucien-gautrait-ou-leopold-gautrait-ou.html

Pour la petite histoire


Pierre Vaneste est a gauche de la photo avec le veston clair, a sa gauche mes parents cela date des années 1960.



Voici les membres du club des joailliers Français, il en reste encore quelques uns dont Vaneste à Lille


samedi 24 novembre 2018

Une matrice d'Estampage gravée Boucheron




Bonsoir,
Une cliente m'a remis une petite plaque en métal de 6 X 4 cm sur laquelle on voit d'un côté,  une couronne en relief surmontée d' une date : 1er janvier 1884. De part et d'autre de la couronne sont gravées les initiales : J - D en rubans.
L'autre face : 1 Jer 1882 (pour 1er janvier) un joli papillon en creux sous lequel est inscrit BOUCHERON. 
Je pense qu'il s'agit peut-être d'un moule mais n'ayant pas suffisamment de connaissances dans ce domaine, j'aimerais bien avoir votre avis.
Avec tous mes remerciements, 
Bien cordialement.
Claudette Picard 



Derrière la matrice Boucheron figure une autre matrice avec une couronne , , une date 1884, ce "resservi" de la pièce en acier est intéressant

Claudette Picard est charmante et de plus, est  installée près de Rouen ou j ai travaillé pendant 44 ans.

Ce n'est pas un moule, mais une matrice d 'estampage

L’estampage consiste  à écraser à l’aide d’un marteau-pilon (ou dans le cas des bijoux, un balancier) une plaque de métal chauffée sur un moule en relief (matrice) afin d’en reproduire la forme. 



Cliquer sur toutes les photos pour les agrandir

Voici une matrice neuve en acier, avant la gravure ou sculpture , je vous invite à visiter le site : http://www.alienor.org/publications/bijou-orfevre/estampage.php
qui m'a autorisé a publier leurs photographies , ce site des musées d'Aquitaine est très intéressant à visiter.





On retrouve les formes en acier du modèle de Claudette Picard


Voici l'emboutissage du feuille de métal chaud placé entre les deux matrices.




 Reste ce motif que détient notre amie antiquaire,  Colette Picard, il est possible que "Janvier" veuille dire que ce moule provient des établissements "Janvier" une maison qui existe toujours, elle est la depuis plus de 200 ans.


Cette matrice devait permettre à Boucheron de sortir une base qu' on pouvait agrémenter ensuite avec  des pierres de couleur ou des diamants, ou tout simplement en or



Dessin de la Maison Boucheron aux environs de 1882






mercredi 14 novembre 2018

Gustave Renault , son poinçon sur des bijoux Cartier

Manon Chevassus une de mes charmantes lectrices m'écrit

Bonsoir Monsieur, 

Je me permets de venir vers vous car lors de notre dernière discussion vous m’aviez gentiment dit de ne pas hésiter a vous contacter si j’avais une quelconque demande. 
Je me suis rendue à Genève pour les ventes aux enchères de sotheby’s et christie’s et tenter de découvrir de nouveaux bijoux et nouveaux poinçons. 
Chez Christie’s j’ai découvert sur 2 bijoux CARTIER un poinçon que je ne connais pas du tout : 
il y a comme un arc sur le coté, avec un symbole triangulaire qui surmonte la lettre R. 
Il semblerait que ce poinçon est celui de Gustave Renault. 
connaissez-vous ce fabriquant ? savez-vous s’il a travaillé pour d’autres grandes maisons que Cartier ? 

Je vous remercie pour votre aide et vous souhaite une excellente soirée. 

Sincères salutations, 

Manon 


C'est le poinçon de Gustave Renault 






Il n a exercé que dix ans ce qui permet de dater son travail sous ce poinçon.la recherche de Manon Chevassus est intéressante car Hans Nadelhoffer ne le cite pas dans son livre éminemment précieux sur Cartier.

Vever ne peut pas en parler car c'est après les époques qu il a traité

Peut être que Manon pourrait nous adresser une photo des bijoux, pour compléter nos recherches

richard.jeanjacques@gmail.com
richard@richardjeanjacques.com

jeudi 8 novembre 2018

Nouvelles d' Authouart, un peintre que j admire et pour qui j ai fabriqué des bijoux.

Genevieve Authouart me fait part d' une vente d'une oeuvre de jeunesse de son mari Daniel Authouart, a la maison d' enchères "Ader " le 9-11-2018


« J’avais 30 ans lorsque j’ai peint ce tableau et je constate après des années, que les sujets qui mettent en scène l’automobile m’intéressent toujours autant aujourd’hui !  » Daniel Authouart

Aujourd'hui


Daniel devant une reproduction géante d'une de ses toiles sur le mur d un restaurant au Havre

En 1987 j avais travaillé avec lui, vous pourrez le voir sur :https://www.richardjeanjacques.com/search?q=Authouart




Sa biographie dit de lui sur le site : http://www.authouart.fr

Le travail de Daniel Authouart se situe dans la mouvance d'artistes qui, au détour des années 70, provoqués par la contemporanéité du travail des Pop-Artistes américains, éprouvèrent la nécessité de proposer une nouvelle forme de peinture narrative.
Comment un peintre, avec son crayon et son pinceau, pouvait-il offrir un témoignage original sur son temps alors que d'innombrables machines à images commençaient de submerger le monde ?
Pour répondre à cette question, les artistes essayèrent de présenter une lecture pertinente du monde qui les entourait. Les uns privilégiant une couleur (Monory, Velickovic), d'autres en isolant des signes de notre civilisation (Klasen, Raynaud), d'autres encore en utilisant la presse en abîme (Le Gac, Rancillac)...
Daniel Authouart, lui, a choisi de "peindre son temps comme on écrit un journal" :
les personnages, les décors et les objets sont notés (croqués) sur des carnets au jour le jour. On les retrouve, mis en scène, dans les tableaux pour devenir le sujet d'une réflexion, l'expression d'un fantasme individuel ou collectif, ou simple polaroïd d'une "chose vue". Les mots sont remplacés par des images ...