Nous aurions besoin de vos lumières ! Peut-être pourriez-vous nous renseigner sur ce poinçon, un G et un N avec une flèche au milieu. Il est présent sur un superbe bracelet diamants et platine des années 1900. Nous ne l’avons pas trouvé dans le livre des poinçons. Voici les photos ! Bel après-midi à vous !
Miller 233, rue de Saint Honoré, Paris 1er : https://www.miller.fr/
Pour moi, c'est "Gerson Niederman" avec une flèche comme symbole.
Avec ma (petite) expérience, je commence à savoir où chercher et j'ai trouvé une histoire vraie, la sienne, dure, triste, peut-être un peu longue, mais que je vous conseille de lire.
Il s'était fait remarquer, certainement involontairement avant la guerre, et avait dû être fiché.
Le prénom est étrange, Ejeza !
Surtout, ne vous fiez pas à cet article du journal "Paris Soir" la preuve, il parle de bijoutier juif. D'où lui venait ce renseignement, Niederman était bijoutier juif, comme moi je suis breton et de sensibilité catholique!!!!!
Car le 11 juin 1940, Jean Prouvost qui en était le patron, quitte Paris et continue la publication à Nantes, puis en zone non occupée, tandis que les locaux parisiens sont utilisés par les Allemands qui font paraître leur Paris-Soir du 22 juin 1940 au 17 août 1944, avec Pierre Mouton comme rédacteur en chef.
Les Allemands, arrivés le 14 juin, réquisitionnent le journal classé d'« intérêt public » : c'est le plus gros tirage à l'époque. On y affecte le lieutenant Weber, marié à une Française et connaissant parfaitement le français. Il entre dans l'immeuble parisien de la rédaction, rue du Louvre, et ne trouve qu'un liftier alsacien, nommé Schiesslé. Celui-ci est aussitôt nommé directeur général, et voit sa paye triplée, pour justifier la spoliation. Paris-Soir paraît dès le 22 juin, avec des rédacteurs embauchés à la va-vite. Un peu plus tard, les écrivains Georges Claude, Pierre Hamp, Henri Cochet écrivent des articles, avant de se rendre compte que le journal n'est plus ce qu'il était. (Wikipedia)
C'est donc le texte d'un journaliste antisémite. Il faut savoir que de tous temps les bijoutiers ont acheté de l'or, à des particuliers, en salle des ventes, etc. Ce n'est pas toujours facile de savoir si le vendeur est un voleur, un escroc, un receleur.
Mais dans mes recherches, cela me permettait de trouver quel était le Niederman Joaillier.
« Je soussigné, Robert Niederman,
certifie les faits suivants :
Mes parents sont originaires de l'ancien empire austro-hongrois. Mon père,
Gaston Niederman, est né à Munkacs le 16 mai 1893, et ma mère, née Hélène
Krausz, à Budapest le 5 décembre 1900. Mon père avait immigré en France avant
la Première Guerre mondiale et ma mère juste avant leur mariage qui eut lieu à
Paris en 1924.
Je suis né le 22 juin 1925 à Paris, de même que mon petit frère Emile, le 9
septembre 1927. Mon père était joaillier-bijoutier et avait
installé son atelier, depuis 1924, dans l'appartement que nous occupions à
Paris au 37 boulevard Saint-Martin. Ma mère se
consacrait à la famille. Nous avons fréquenté l'école maternelle, la communale
puis le lycée.
Le titre de Juste parmi les nations devrait être attribué à Joseph Gallo à
titre posthume, et à sa femme, Ludovina Gallo, toujours en vie et qui est en
contact étroit avec ma fille Brigitte. » J'ai trouvé ce texte et une photo sur le site de l'AJPN.
Ce sont donc bien les mêmes données que celles de son poinçon de Maître, citées plus haut, c'est donc bien notre Joaillier.
Mais je trouve aussi un site pédagogique qui lui consacre une recherche sur sa famille.
Voici l'immeuble où il habitait et travaillait, au 37 boulevard Saint-Martin, à gauche en venant de la place de la République et en allant vers la porte Saint-Martin.
Le bracelet est en vente chez Miller, et si le reste de cette histoire familiale vous intéresse et que vous voulez savoir comment sa femme et ses enfants ont survécu à la haine nazie avec la complicité du maréchal Pétain, allez sur
















