Je reçois le 20/02/2026 ce courrier. d'une expert en bijoux.
Bonjour Monsieur Richard, J’espère que vous allez bien.
J’aurais aimé savoir si vous avez déjà été confronté à ce type de poinçons sur un bracelet « paillettes » supposé de Georges Lenfant. On remarque bien le poinçon de maître, en revanche la marque « 750 » et les autres sont très étranges, ce qui me fait douter… Y aurait-il eu des faux poinçons GL ? Merci encore pour votre aide.
Bien à vous,
Charlotte Pechoux
Georges Lenfant fabrique son bracelet. Une fois terminé, il appose son poinçon de maître avec les initiales G. L. et comme symboles, un dé à emboutir et une aile d'oiseau. lire mon article sur LENFANT
https://www.richardjeanjacques.com/2022/10/georges-et-jacques-lenfant.html
1931 collection personnelle et une remarque !
Sur cette publicité de Georges Lenfant, en 1931, alors que tous (Azur, Paris Bijoux, la garantie, Rémi Verlet) décrivent "un dé à jouer, une aile d'oiseau", je constate que c'est un "dé à emboutir."
L'erreur, au départ, doit venir des services de la garantie.
Puis ce bracelet est vendu pour être exporté dans un pays étranger. Alors Georges Lenfant va apposer ces mêmes symboles et initiales, mais contenus dans un poinçon Obus, c'est-à-dire son poinçon de responsabilité en tant qu'exportateur.
Ouvrage de plus de 5 grammes, de fabrication française destiné à la vente à l'étranger, poinçon créé le 6 juin 1884, plusieurs fois modifié, qui n'est plus en service de nos jours.
Poinçon obus dans lequel est inscrit le titre sous sa forme de l'époque : I8 K, et le 750 va compléter l'explication pour le pays étranger recevant ce bijou.
Rappel historique
Le poinçon obus a été institué par décret du 6 juin 1884, puis modifié notamment en 1916, 1917 et 1921.
Il était destiné :
-
aux ouvrages à bas titre
-
fabriqués en France
-
destinés exclusivement à l’exportation
-
portant en haut la marque du fabricant
-
et en bas l’indication du titre (en K ou en millièmes)
Ce n’est donc pas un poinçon de maître, mais un poinçon contrôle pour l’export.
Le système des poinçons français a été profondément modernisé au cours du XXe siècle, notamment :
-
réforme des garanties
-
harmonisation européenne
-
simplification des titres
-
mise en place du poinçon d’importation/exportation moderne
Aujourd’hui, l’exportation des ouvrages en métaux précieux relève :
-
soit du poinçon français classique (tête d’aigle pour 750)
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soit du système de la Convention de Vienne (Common Control Mark – CCM)
-
soit des exigences propres au pays destinataire
Le poinçon “obus” tel qu’il existait fin XIXe – première moitié du XXe siècle a disparu.





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