LE COURRIER DES LECTEURS DE BIJOUX ET PIERRES PRECIEUSES est un blog de JEAN-JACQUES RICHARD Mes lecteurs posent des questions qui pourraient servir à d'autres, alors, avec leur autorisation, autant les publier.
mercredi 15 avril 2026
En 1909 année de grands procès d'escrocs des Joailliers: L archiduc( Otmar-Karl Gubatta) et l archiduchesse. Lemoine, qui fabriquait des diamants.
En 1909 année de grands procès d'escrocs des Joailliers: L archiduc et l archiduchesse et Lemoine, qui fabriquait des diamants
L'« archiduc» et la «comtesse» devant la correctionnelle
Les deux escrocs de l'avenue Kléber, Gubatta, le faux archiduc, et sa femme, Sylvia Thcmson, veuve Van Reck, ont comparu hier devant la 100 chambre correctionnelle. Otmar-Karl Gubatta n'a pas encore tout à fait vingt ans, et déjà l'on ne compte plus ses aventures et ses démêlés avec la justice des deux mondes.
Né à Linz, en Autriche, fils d'un petit fonctionnaire, il débute en escroquant sa mère, restée veuve, à l'aide de fausses lettrès. On lui a fait apprendre le métier de cuisinier et on l'a placé dans un hôtel, à Mayence. Mais ce sont de bien autres destinées qu'il rêve, et il quitte Mayence pour aller à Vienne essayer de faire du théâtre. La vie de plaisirs qu'il mène à Vienne le conduit à voler les bijoux de sa mère, et, comme on le menace soit de l'interner dans une maison de correction, soit de l'embarquer comme mousse, il s'esquive avec une cuisinière et part pour New-York. Gubatta n'avait encore que dix-sept ans. Peu après, il revient à Vienne. Mais, comme il s'y fait condamner pour avoir, en 1907, donné un faux état civil, il retourne en Amérique. Cette fois, c'est la Californie, le pays de l'or, qui l'attire. Il y débarque sous le nom d'Eugène comte Harrik et ne tarde pas à s'y faire condamr.er à 60 jours de prison et 60 dollars d'amende pour escroqueries. Sa prison faite, il prend le train pour San-Francisco, et, là aussi, il se fait arrêter, ayant encore usurpé un nouveau titre, celui de comte Hunach.
Au cours de cette odyssée, il avait rencontré Sylvia Thomson. Elle était beaucoup plus âgée que lui trente-cinq ans. Mais elle lui apportait un concours précieux. Dans son enfance, elle avait eu pour amie une vraie duchesse. Depuis, elle s'était frottée au grand monde et y avait acquis assez de manières pour pouvoir, à l'occasion, tenir un personnage de grande dame.
Tous deux, en janvier 1908, partirent pour l'Europe. A Paris, ils ne firent que toucher, juste le temps de louer à la Compagnie Routière une automobile qui les mena à Zurich d'abord, puis à Aussee, en Autriche, où ils louèrent, 5.000 couronnes l'an, la villa du docteur Edlinger, conseiller du tribunal suprême impérial et royal. En peu de temps, les dettes qu'ils avaient accumulées à Aussee provoquèrent des poursuites qui les obligèrent à déguerpir.
Ils retournèrent en Amérique, où, sans formalités, à la mode du pays, ils se marièrent
D'avril à août 1909, on les retrouve à Lausanne, où le propriétaire de la villa Florence, le bijoutier Granser et la comtesse d'Etchegoyen se plaignent d'avoir été escroqués par eux.
Ils se décident alors à tenter le coup décisif à Paris. Ils y arrivent en octobre, toujours en automobile, et descendent à l'hôtel Continental, dans un appartement somptueux, bien entendu.
Aussitôt, Sylvia Thomson va trouver la duchesse qu'elle a jadis connue, la duchesse d'Andréa, et réussit à. se faire présenter par elle au joaillier Fontana. Elle invite le joaillier à venir à l'hôtel Continental, et, lui montrant la photographie d'une princesse en habit de cour.
Ma belle-mère, dit-elle, Son Altesse l'archiduchesse Maria-Josepha. Elle a les plus beaux bijoux du monde. Mon mari, l'archiduc Karl Heinrick et moi, nous voyageons incognito. C'est bientôt son anniversaire. Je voudrais, à cette occasion, lui offrir quelques bijoux dans des écrins à son chiffre.
Le luxe de l'appartement, la photographie en costume de cour, les allures princières de Sylvia Thomson déterminèrent M. Fontana qui, le 15 octobre, livra au faux archiduc 200.000 francs de bijoux.
Dans la partie suprême qu'ils avaient engagé, la première manche était gagnée. Sans perdre de temps, Gubatta et sa femme s'occupèrent de faire argent des bijoux livrés. Un bijoutier, M. Blum, leur acheta un rang de perles. Un autre joaillier, M. Chaumet, leur acheta une perle pour 7.000 fr.
Dans le Journal La Lanterne le résumé d'une énorme affaire. L'affaire LEMOINE
LE SECRET DE - L'INVENTEUR C'ETAIT UN MYSTIFICATEUR -L'identification des diamants. — Une disposition accablante. — Les confrontations d'hier. — Les dénégations de l'inventeur. — Le mémoire de la défense.
On peut dire aujourd'hui que l'instruction de l'affaire Lemoine est virtuellement terminée. La preuve est faite que J'ingénieur alchimiste n'est qu'un ingénieux fu miste, qui a réussi à mystifier des hom.
mes comme le gouverneur de la De Beers, des joailliers expérimentés, des financiers avisés et retors.
Les témoignages recueillis hier, venant après la déposition décisive d'un des diamantaires qui avaient fourni à la maison Bourdier un stock de diamants bruts pour Mme Lemoine, ont levé tous les doutes.
Lemoine est un mystificateur fort habile ; mais il n'a jamais fabriqué la moindre parcelle de diamant il n'a même jamais cherché sérieusement à en obtenir.
Nous avons dit hier que Lemoine avait refusé de reconnaître les diamants apportés par M. Wernher, mais que plusieurs de ces diamants avaient été formellement reconnus par M. de Haan, fournisseur de, la maison Bourdier, comme étant bien ceux qui avaient été livrés à Mme de Rigny, aujourd'hui Mme Lemoine.
Comment les diamants furent reconnus
Nous avons demandé à M. de Haan si quelles particularités il a reconnu les diamants.
— Ces particularités sont nombreuses et probantes, nous a répondu M'de Haan. Voici d'ail leurs exactement comment cela s'est passé :
Dès que ja'i été introduit avec mes deux fit dans de cabinet du juge d'instruction, nous a dit M. de Haan, M. Le Poittevin m'a montré un lot considérable de diamants qu'il avait placé sur sa table. * .,
- Pourriez-vous, m'a-t-il dit, reconnaître dans ce tas les diamants que vous avez vendus à M
Bourdier en 1905 ?
Depuis plus de quarante ans que je travaille le diamant, il m'en est passé par les mains d4 toutes sortes et de toutes dimensions, et voua comprenez que lorsque l'un d'eux porte quelque particularité. je n'ai pas à cberçber longtemps pour la reconnaître.
Lorsque, en août 1905, M. Heng, de la maison Bourdier, me demanda de lui fournir une certaine quantité de diamants bruts, je me trouvais un peu. a court. D'ailleurs, je dois vous dire que je suis tailleur de diamants et non pas marchand de diamants bruts.
Pour compléter la commande faite par M. Heng, je dus livrer use certaine quantité de diamants ayant subi un commencement de travail. Cela m'a permis hier de les reconnaître à coup sûr.
Les diamantaires ont, en effet, chacun leur façon de procéder. Avant de procéder à la taille d'une pierre, nous l'examinons soigneusement.
Si nous percevons un défaut, nous opérons ce que l'on appelle Je « clivage ». Nous recherchons le fil de la pierre, puis après l'avoir entamée, nous faisons sauter avec un couteau la partie où se trouvent les défauts.
Or, nous avons retrouvé hier sur la table de M. Le Poittevin plusieurs morceaux « clivés que nous avions livrés à la maison Bourdier.
Nous avons retrouvé également des diamants dans lesquels nous avions déjà pratiqué une facette. Parfois, en effet, au lieu de procéder immédiatement au clivage, nous ouvrons une facette afin de reconnaître à quelle profondeur se trouvent exactement les défauts constatés et de voir si ces défauts ne disparaîtront pas avec la taille.
Après avoir ainsi reconnu les diamants que j'avais livrés, soit aux facettes que nous avions déjà taillées, soit à notre procédé de clivage, je les ai mis à part et j'ai dit au juge : « Ces diamants sont les miens ! Je m'étais fait accompagner de mes deux fils qui ont, eux aussi, reconnu nos diamants, et j'avais apporté nos livres afin de faire les vérifications nécessaires.
M. Le Poittevin m'a alors demandé si on pourrait vérifier le poids. Un de mes fils est allé chercher une balance à carats.
Nous avons pesé, en présence du juge, les diamants que nous avions reconnus, et en nous reportant à nos livres, nous avons constaté que le poids était exactement le même.
— Pourriez-vous nous dire d'où provenaient les diamants que vous avez livrés ?
— Ces diamants venaient de la mine de Jaggersfontein qui se trouve au Cap Je crois aussi pouvoir vous affirmer que les autres diamants qui se trouvaient sur la table du juge provienment également du Cap, de la mine de WesseJtoh.
Mme Lemoine a déclaré que son mari achetait des diamants bruts pour les réduire en poudre, mais il existe à cet effet dans le commerce de petits diamants d'inférieure qualité à moins de 1000 francs le carat qu'il pouvait facilement se procurer.
Comme on vient de le voir, M. de Haan affirme que les diamants fournis par lui provenaient de la mine de Jaggersfontein.
Or, M. Verneuil, professeur de chimie au Conservatoire des arts et métiers, qui avait eu à examiner dans une autre circonstance des diamants que Lemoine prétendait avoir fabriqués, avait déclaré que ces diamants provenaient fort probablement de cette même mine de Jaggersfontein.
Auditions et confrontations
La déposition de M. de Haan fut accablante pour l'inculpé, et hier on estimait, au Palais de justice, que la cause était entendue comme on dit en langage judiciaire.
Le pseudo-fabricant de diamants a bien essayé de parer le coup dans la journée d'hier, mais quelque énergie il possède, quelque habileté dont il fasse preuve. il lui est bien difficile de se tirer de ce mauvais pas.
M. Le Poittevin a fait amener l'inculpé, à deux heures, dans son cabinet, et lui a donné connaissance de la déposition de M. de Haan. Lemoine, d'abord quelque peu interloqué, s'est vite ressaisi. M. de Haan a dit ce qu'il a voulu, a-t-il déclaré, quant à moi j'ignore, ainsi que je vous l'ai dit hier, si les diamants qu'il a examinés sont bien ceux que j'avais remis à M. Wernher. J'ai au contraire, toutes raisons de croire que ce sont des pierres que le directeur de la De Beers West lui-même procurées par ailleurs. »
Le juge d'instruction a fait retirer Lemoine dans son arrière-cabinet, puis il a fait introduire M. Gardner. industriel au Tréport
M. Gardner avait été pressenti au sujet de la prétendue invention de Lemoine à laquelle on lui avait demandé de s'intéresser. Lemoine s'était rendu au Tréport avec Moine, un de ses premiers associés, et avait procédé à des expériences dans les établissements de M. Gardner. On sait que, sur commission rogatoire du juge l'instruction, les creusets dont fêtait servi Inventeur avaient été saisis et on aurait constaté qu'ils avaient été truqués. L'inculpé, à qui des débris de ces creusets avaient été présentés hier. ne les .avait pas reconnus. ,.
► M. Gardner a été longuement entendu par le magistrat à ce sujet, puis il a été confronté avec Lemoine.
M. Lemoine a été également interrogé et confronté avec l'inculpé. Ce dernier se sentant perdu prend désormais le parti de tout nier ; malgré les précisions qui lui sont opposées, il persiste à ne pas reconnaître les creusets, comme il n'avait pas reconnu hier les diamants apportés par M. Wernher. La défense de Lemoine a rédigé un mémoire pour sa défense. Ce document, écrit à la machine sur deux feuilles de grand format, a été communiqué à la presse par d'Ûzer, ;beau-frère de l'inculpé.,
Ce plaidoyer personnel n'apporte aucun fait nouveau. Il débute ainsi :
Depuis deux mois de,l'instruction de l'affaire Wernher-Lemoine, il n'est actuellement encore résulté ..que les faits suivants. :
Lemoine a incontestablement sorti du diamant de ses creusets. Parmi différentes personnes qui ont toutes assisté à plusieurs expériences et ont toutes, sceptiques d'abord, été convaincues ensuite, Wernher plus que tout autre, puisque Wernher lui-même a payé 1.600.000 tr pour assurer cette affaire.
Les personnalités qui ont assisté aux expériences et qui sont MM. Alfred Beint, gouverneur à vie de la De Beers, actuellement décédé, sir Julius Wernher, Francis Oats, lord Armstrong, Franck Gardner et Willy Feldeinheimer, les personnalités, poursuit le document, ont pris les précautions les plus minutieuses.
Ce document se termine ainsi : Et en supposant que Wernher ait été assez naïf pour tomber dans les pièges de Lemoine pourquoi n'y croit-il plus ? Lemoine s'est-il récusé ? Non,
l'instruction démontre le contraire. Lemoine s'est-il sauvé avec l'argent soutiré à Wernher 'Non, encore puisqu'il est représenté au-delà de sa valeur par des biens et des valeurs immobilières que Lemoine ne pourrait emporter avec lui. Et alors, si Lemoine était un fumiste; dans quel but toutes ces manœuvres hardies et dangereuses ? Pourquoi n'a-t-il traité avec Wernher alors que ce dernier ne lui demandait par l'entremise de l'avoué Valeton au tribunal de Tarbes, que trois cent mille francs pour le désintéressement de toute l'affaire î Pourquoi, même sous la menace d'une plainte, Lemoine refuse-t-il de traiter ? Pourquoi lorsque cette plainte était déposée, Lemoine qui en avait copie et qui la connaissait ne s'est-il pas enfui ? Le document, communiqué au nom de Lemoine n'est pas, croyons-nous, de nature à beaucoup servir à la défense et, pendant toute la journée d'hier, on annonçait qu'un coup de théâtre allait se produire. On s'attendait à une arrestation Sensationnelle, à laquelle on devait, disait-on, procéder à l'issue des confrontations Les faux creusets.
Après l'ouverture de l'instruction, un ingénieur avait soumis à M. Le Poittevin des croquis de creusets hypothétiques et. dans lesquels il avait imaginé un « truquage permettant d'expliquer les pseudo-expériences de Lemoine.
Ce « truquage » consistait en Une cavité creusée dans la paroi intérieure — latérale ou de fond — du creuset, dans laquelle on pouvait introduire des diamants naturels, et que l'on bouchait ensuite avec une matière fusible, A une certaine température, cette matière aurait fondu et les diamants seraient tombés au fond du creuset, où les témoins de l'expérience les auraient ensuite « découverts ».
On se rappelle, d'autre part, qu'un chimiste avait condamné cette hypothèse des creusets truqués, en disant que, de diamants naturels soumis. à la haute température d'un four électrique, il ne serait resté qu'une pincée de cendres.
Lemoine, questionné sur ce point, â combattu, lui aussi, l'hypothèse des creusets truqués, mais par d'autres arguments.
11 a dessiné hâtivement un schéma de creuset de cette espèce et a écrit au-dessous :
En outre que les parois auraient brûlé, il est impossible de placer des diamants de vingt carats sans faire un emplâtre considérable et qui ne pouvait manquer de laisser des ouvertures géantes dans les parois du creuset après l'expérience.
Les joailliers partie civile
M. Templier, président de la chambre syndicale de la bijouterie, orfèvrerie, joaillerie, s'est rendu chez M. Le Poittevin pour l'informer qu'il se portait partie civile dans l'affaire Lemoine.
- Cette intervention est toute. naturelle, nous A-t-on dit au siège de la chambre syndicale-
L'hypothèse qui avait semblé tout d'abord s'accréditer dans le public, à savoir qu' Henri Lemoine avait trouvé un procédé pour la fabrication artificielle du diamant, avait provoqué une, certaine émotion dans notre corporation. La, plupart d'entre nous possèdent d'importants stocks de diamants naturels qui subiraient une dépréciation désastreuse le jour où la découverte que prétend avoir faite Lemoine serait une réalité.
Nous avons donc voulu savoir ce qu'il y avait d'exact dans les affirmations de l'inculpé. La loi de 1905 sur des fraudes nous en fournissait Je moyen. En 'effet, la loi qui concernait, les Supercheries en matière de joaillerie a été abrogée, et c'est celle de 1905 oui s'applique aux objets et pierres précieux. Or. on sait que cette dernière loi donne aux syndicats intéressés la faculté de se porter partie civile.
il est probable que, lorsqu'ils firent la loi de 1905 sur les fraudes, nos législateurs ne se doutaient guère de l'interprétation qu'allait lui donner là chambre syndicale de la bijouterie.
Ce fut une énorme affaire qui causa un grand préjudice à la professions
Le 12 février1908, M. Templier reçoit d'un de ses confrères, qui a fait un voyage pour recueillir les doléances et examiner la situation, la note suivante:
Depuis mon départ de Paris, j'ai beaucoup entendu parler de l'affaire Lemoine qui a partout
jeté un doute fâcheux qui ne sera dissipé que lorsque la preuve aura été faite. Il est à souhaiter que l'action suive rapidement son cours pour que cette affaire se termine au plus vite. Les maisons les plus sérieuses (tel Fontan de Bordeaux) n'ont pas échappé à cette perturbation qui, dans l'état actuel des affaires, n'avait pas besoin de se produire.
Le 10 mars 1908, M. Achdjian, diamants et pierres fines, 29 rue Drouot:
Monsieur,
Un négociant en diamants, actuellement arrivé des Indes anglaises, raconte avec peine
que le mal que l'affaire Lemoine a causé là-bas à notre commerce comme partout ailleurs
est lamentable, à tel point que personne ne veut acheter de brillants par crainte de sa fabrication
comme rubis reconstitué.
Le 10 mars 1908, M. Leroux, 8 cours du Boucq à Lorient (Morbihan), écrit à M. Templier :
Je vous retourne cette fois encore votre choix intact. Vous ne sauriez croire le tort que
cette malheureuse affaire Lemoine nous a causé, une quantité de personnes se figurant que
cette sotte histoire doit faire baisser le prix du brillant.
Des dizaines de lettres le Président déclare je me borne à vous lire encore celle de M. Rigaud,
15 Boulevard Saint-Martin:
Monsieur le Président,
Sachant que la Chambre Syndicale se porte partie civile au procès Lemoine, j'ai l'honneur de vous communiquer une lettre pouvant servir au débat et indiquant le grand tort qu'a causé ce monsieur à la corporation.
Voici, Messieurs, la lettre communiquée par M. Rigaud et que lui avait adressée un de ses clients:
Monsieur,
Les diamants que vous m'envoyez ne peuvent me convenir, etc.
La lettre se termine par ces deux lignes topiques:
D'ailleurs, j'attends les expériences de Lemoine avant toute décision.
Voilà donc où l'on en était! Dans la clientèle des bijoutiers, on attendait les expériences
de Lemoine pour conclure des marchés ou exécuter les marchés conclus!
En résumé Lemoine montrait devant tout un chacun qu'il fabriquait du diamant, il mit en péril toute la profession, ce fut une énorme affaire.
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Bonjour monsieur, J’espère que ce mail vous trouvera en pleine forme ! Je me permets de vous faire parvenir là photo d’un poinçon que j’ai r...
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